Livre d’Or

Ils rendent hommage à Jean-Laurent Cochet

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Pourquoi cette nuit j’ai rêvé intensément de Jean Laurent Cochet alors que ça ne m’était pas arrivé depuis des dizaines d’années ? Imaginez le choc en apprenant ce matin son départ… tout comme Fabrice Lucchini, avec qui j’étais en cours, depuis que je suis dans ce métier, chaque fois qu’on me demandait un professeur de théâtre, l’évidence absolue c’était Jean Laurent Cochet. Mais n’entrait pas qui voulait dans son cours, très prisé. Fallait passer une audition avec l’inévitable fable de La Fontaine qui révèle immédiatement le potentiel d’un comédien. En 71, dans la journée j’étais élève au centre de la rue Blanche (devenu Ensatt depuis) où mes professeurs étaient excellents certes (Teddy Bilis, Jacques Henri Duval, Sacha Pitoeff, René Dupuis…) mais le soir je filais au cours privé de Maître Cochet. Et là, le bonheur absolu. On n’était plus à l’école, au cours classique, on était projeté dans la cour des grands. De l’oxygène à haute dose. Un mois chez Jean Laurent. ça équivalait à 10 ans dans n’importe quel autre cours. Il pouvait rester 4 heures sur trois répliques et c’était d’un passionnant, d’une intelligence, d’une finesse, d’une évidence… avec lui Corneille, Racine, Marivaux, Molière semblaient avoir été écrits le matin même tant sa direction était moderne. Je me souviens encore de mon émerveillement, de mon excitation lors de mon premier cours. Les cieux s’ouvraient. Tout s’éclairait, devenait limpide… je l’ai véritablement vénéré. Évidemment, fallait digérer son enseignement pour ensuite le restituer avec sa personnalité. Il était de la lignée de Louis Jouvet via Jean Meyer qui fut mon second mentor. Quel bonheur c’était de passer une scène et de l’entendre « couiner » aux finesses que vous aviez préparées en accord avec ses préceptes. Le cours lui même était d’une dramaturgie troublante… on ne savait jamais comment ça allait se passer, le maître pouvant être très dur avec certains… ou enthousiastes avec d’autres et là c’était un feu d’artifice de trouvailles et d’intelligence. Je pourrais écrire un livre sur Jean Laurent, le plus grand professeur de théâtre que nous ayons eu depuis 50 ans. Avec Patrick Green (également son élève) on faisait partie des chouchous et souvent pour terminer le cours dans les rires il nous demandait de passer nos fables de La Fontaine que nous détournions, sans en changer ni rajouter un mot… grâce à un découpage très précis qui le mettait en joie. Vous montrerai ça en vidéo dans les jours qui viennent. Il nous avait d’ailleurs engagé au théâtre du Palais Royal pour des rencontres sur la Fantaisie. Il avait aussi accepté de mettre en scène notre numéro de duettistes pour le théâtre de 10 heures. Une parodie de western électoral. Grâce à son enseignement j’avais obtenu le premier prix de diction du Conservatoire National avec la fable « Les Femmes et le secret » Ah mon Jean Laurent, comme tu vas manquer aux futures générations de comédiens… que de fois à mon petit niveau, en mettant en scène, j’ai dit à mes comédiens, en t’imitant « Même sentiment, même note ! Ne ferme pas ton sens… finale en l’air voyons ! » Oui nous les Cochetiens nous faisons partie du clan des finales en l’air. Que de comédiens parlent faux en mettant toutes leurs finales en bas, en fermant tous leurs sens. Je l’entends encore dire d’une voix assez aiguë « En haut de ton inspire préfinaaaaale…. et … Finale ! » Il y a encore quelques années, je suis retourné souvent assister à son cours, pour le plaisir et le bonheur de l’entendre. Je retrouvais notamment mon Henri Tisot avec qui j’avais beaucoup joué, fan absolu de Jean Laurent. J’étais fier de faire partie de ses irréductibles. Il m’a donné la lumière du théâtre. Le voilà parti dans l’ombre… au nom de tous ceux qui vous doivent la vérité d’un texte, le respect et la re-création d’un auteur… une admiration éternelle mon Maître. Grâce à vous l’art théâtral tout entier a progressé.

Olivier Lejeune
Élève en 1972

Cher Maître,

Mon cœur s’est fendu à la nouvelle de votre départ. Vous qui sembliez voir en chacun l’essence même d’une âme, l’être au delà du paraître, aujourd’hui votre absence me semble insensée.

Je garde précieusement le souvenir de votre sévérité bienveillante, de votre verve, de votre amour du verbe, de votre prestance et tant d’autres qualités qui ont fait de vous cet homme remarquable que j’ai eu l’honneur de connaître. J’ai la sensation qu’avec vous, une partie de ma vie s’en est allée. Mais je sais que par la mémoire, elle me reviendra changée, mue par la marque que vous y avez laissé et je l’accueillerai comme vous accueilliez vos élèves, avec joie et sincérité.

Je laisserai les longs discours de côté, vous qui excelliez dans ce domaine j’aurais peur de vous faire offense. Et je sais ce que vous diriez : « Mais lance toi, si tu as peur de ton ombre alors c’est elle qui te mangera. » Et alors je vous aurais répondu que j’ai déjà mangé mon ombre et que j’attends le plat de résistance. Vous auriez ris puis m’auriez cloué le bec en m’annonçant que ma prestation était affligeante, alors nous aurions repris l’exercice jusqu’à ce que j’atteigne la justesse dont vous étiez épris.

Je vous laisserai sur la première phrase que vous avez prononcé lors de mon premiers cours à vos côtés : « Il faut considérer l’art et la technique du comédien comme un supplément d’âme. » Et je souhaite à tous vos élèves d’être accompagnés par votre supplément d’âme, ainsi vous serez toujours présent parmi nous.

Théâtralement vôtre,
Marion Gaufreteau

Marion Gaufreteau
Élève en 2011

Moi, Bianca, fille d’artistes, de nature romantique, idéaliste, qui avais quitté sa vie bourgeoise à Barcelone dans ce besoin d’être secouée à la fois physiquement et émotivement, j’ai donc passé mon service militaire théâtral à la Cartoucherie de Vincennes.
À l’époque j’étais convaincue qu’il fallait souffrir de tous les maux pour comprendre l’essence des grands personnages de la dramaturgie et pouvoir ainsi avoir le droit de les interpréter. Me faire mal pour comprendre la douleur des rôles, devoir jouer avec 40 de fièvre, 2 fois par jour, sans repos puisque savoir vivre la vie de troupe devant aussi être mis à l’épreuve, lutter contre ce passé de jeune privilégiée. Deux crises de nerfs puis d’autres moments regrettables m’ont poussée à quitter enfin ce que je pensais être mon seul mode de vie.

Je monte sans devoir demander la permission sur la scène du Théâtre de Jean-Laurent Cochet, sans connaître le genre d’enseignement de ce dernier qui avait une aura particulière et que je n’arrivais pas à définir. Dès ma première fable je fus agréablement surprise de l’entendre dire après un silence  poignant : « -Il était temps que tu quittes le théâtre de la Périphérie, Bienvenue Bianca, ici nous servons véritablement les auteurs sans devoir écorcher les comédiens. Bianca, saviez-vous que c’est le prénom que Shakespeare a donné à la femme de joie dans Othello ? ».

Ce fut le début d’un des plus beaux et riches épisodes de ma Vie, chaque matin je me noyais dans la poésie des textes que , de nombreuses fois, Jean-Laurent Cochet illustrait aussi avec des références musicales et de peintures. C’était un Grand Monsieur d’une culture générale infinie, parfois je m’amusais à passer des textes ( paroles de tangos, en castillan, des textes de Calderón de la Barca, etc…) qui n’étaient pas dans ma liste de scènes donnée et ce grand Maître m’encourageait à me définir telle que j’étais avec mon bagage multiculturel et à rendre ma lumière bien plus vive. Certaines de ses colères et de ses propos insultants étaient sans aucun doute une stratégie pour qu’on lui prouve avec conviction notre passion et notre travail. Un jour il a voulu me faire descendre de scène car ma marche l’insupportait et il a insisté. Nœud à la gorge, j’ai tenu bon, je me suis fait tellement violence que depuis ce jour je pense que mes peurs et ma susceptibilité ne m’ont plus découragée et j’ai gardé un “culot” dans ma vie et acquis une confiance en ma présence et ma voix. Il m’en a fait l’éloge jusqu’à notre dernière rencontre.

Merci d’avoir été ce représentant vivant des plus grands auteurs, metteurs en scène, comédiens, directeurs, artistes, merci de m’avoir permis de rencontrer de nombreuses personnes qui ont marqué ma vie professionnelle et personnelle. Jean-Laurent Cochet, Maître de Théâtre et de Vie.

Bianca Avallone
Élève de 2007 à 2009

Maître Cochet, sur un siège installé,
Nous marchons dans votre sillage.
Moi votre élève, timide et fascinée,
J’entends à peu près ce langage :
« Chers enfants, trop jeunes mais beaux,
Que vous êtes impolis, que vous me parlez faux !
Sans mentir, si votre jeune âge,
Ne vous rend pas un peu plus sage,
Vous ne pratiquerez jamais ce métier-là. »
À ces mots vos suivants, comme saisis d’effroi,
Pensent et inspirent à la fois,
Remontent au plateau et font vibrer leur voix.
Notre Maître entendit et dit :
« Doux insolents, Apprenez que tout acteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien une Fable sans doute. »
Maître, quand on vous a connu,
Comme un supplément d’âme, on ne vous oublie plus.

Bon voyage 💔
Votre Électre.

Charlotte Monnier
Élève de 2016 à 2017

Je n’ai jamais vu réellement Jean-Laurent Cochet ; mais à l’automne 2017 il m’est apparu Évident de m’inscrire au sein de son Cours. Puis à travers l’équipe pédagogique je l’ai bien entendu. J’aime également cultiver, alors je vous transmets ce texte poétique que vous reconnaitrez surement, pour vous transmettre humblement Mon sentiment.

« Vous ne saurez jamais que votre âme voyage
Comme au fond de mon cœur un doux cœur adopté ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’âge,
N’empêcheront jamais que vous ayez été.

Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.

Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant.

Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis. »

MARGUERITE YOURCENAR.
L’Âme de son Amour perdure pour toujours.

Paul

Monsieur, c’est avec une grande émotion
Que j’ai appris vôtre disparition.

En cette période troublée par une saleté
Tous confinés nous vous transmettons
Toutes nos pensées.

Je vous ai aperçu en haut d’un balcon
Un soir de représentation.
Vous m’avez impressionné et j’en garde un souvenir amusé.

Je n’ai pas eu le temps de vous rencontrer
Mais professeurs et comédiens
Vous témoignent une force passionnée.

Nous continuerons notre chemin,
Dans vos cours de demain,
Vôtre méthode à la main

Merci Monsieur COCHET pour tout ce que vous nous avez donné.

Bernadette Dumont
Élève de 2017 à 2020

A Jean-Laurent,
Lorsque Jean-Laurent nous faisait l’honneur de venir jouer au Théâtre 14 avec sa compagnie, c’était une fête.
Le public de tout âge venait nombreux applaudir les Guitry, Labiche, Montherlant, Mougenot, Molière, etc. toujours avec des distributions nombreuses (30 comédiens pour Corot), les chaises dans les loges étaient réquisitionnées pour les spectateurs, et les Théâtres privés se disputaient le privilège d’accueillir ses productions.
Jean-Laurent, qui était la générosité même, faisait profiter de sa gourmandise légendaire en organisant chaque jour des buffets où la qualité raffinée le disputait à la quantité.
Et que dire des pique-nique qui profitaient à tous, comédiens, techniciens, employés de bureau, caissiers, ouvreuses prévus chaque samedi entre la matinée et la soirée et que le public sortant reluquait avec une pointe d’envie.
Jean-Laurent, le bonheur des autres était ta récompense et tu régnais avec bonhommie et gentillesse sur cette espèce de contentement et de folie qui régnaient dans le théâtre.
Tu étais le Théâtre avec un grand T, la littérature, une encyclopédie vivante.
Et nous avions plaisir à t’écouter nous raconter tes débuts, ton séjour trop court à la Comédie française, ta volonté de redonner sa grandeur au Théâtre Hébertot, expérience douloureuse faute d’aide des pouvoirs publics malgré des promesses qui n’ont pas été tenues.
Quels beaux souvenirs nous avons de toi.
A toujours Monsieur Cochet

 

Pierre et Jean-François Guilliet
Administrateurs du Théâtre 14

Il y a des rencontres qui font basculer des vies. Jean Laurent Cochet, a fait basculer pas seulement la mienne mais des dizaines et des dizaines de vies. Ce Comédien hors du commun était un professeur génial et n’a pas que formé, il a transformé des centaines d’aspirants récitants en comédiens. Nous aurions surement été des centaines à l’accompagner une dernière fois en temps normal, Mais ce dernier acte est décidément très mauvais, il aurait pesté contre lui. J’avais 18ans, la chanson d’Aznavour dans la tête, les cheveux longs et ébouriffé. Ca faisait trois heures qu’on attendait celui que les autres appelaient le maitre qui « descendait de Paris » pour faire ce stage au tourangeau que j’étais. J’étais à l’époque au conservatoire de Tours et plein des certitudes de mon âge. Il fallait dire une fable, j’ai choisi « La montagne qui accouche d’une souris », c’était la plus courte. Je suis arrivé sur le plateau. J’ai annoné mes quelques vers, d’une articulation mole et mes tics de jeune apprenti face à lui. C’était le jour 1. Je n’avais rien compris, il n’était pas dupe, il me « le fit bien voir »… Jean Laurent était dur, l’imbécile se drape dans ses certitudes, le traite de vieux con et passe son chemin. Je n’ai pas compris tout de suite. J’ai écouté, j’ai été ébloui par ses milles histoires, son humour, sa connaissance encyclopédique du théâtre : Il m’a donné le goût des textes et surtout du travail. Quinze jours plus tard, avant-dernier jour du stage, je tente un coup de bluff inouï (avec le recul, quel culot j’avais). Je passe une fable directement devant lui sans passer par ses maitre-assistant, tremblant de me faire démasquer à chaque, vers. Il écoute jusqu’au bout, semble troublé et me dit : « je ne crois pas connaitre cette fable »… je l’avais écrit dans la nuit… stupéfaction sourire, et louanges, parce qu’il était aussi louange. La suite ? j’ai rejoint son cours à Paris. J’y suis resté plus de deux ans. Il me l’a offert parce qu’il était aussi cela, un passionné généreux, un être entier, Un Alceste merveilleux. J’y ai appris un peu plus qu’un métier, le sens de l’effort, le goût des textes. Merci Jean-Laurent, merci de m‘avoir tout donné. Il n’y a pas une fois ou je ne monte sur scène sans penser a vous Maître, ceux qui habitent votre cœur sont immortel, vous en êtes.

Stéphane Titeca
Élève de 1992 à 1995

Je me souviens qu’en 2002, j’entre au cours Jean-Laurent Cochet au théâtre Daunou. J’aperçois un des élèves, il me dit: « Lorsque l’on se présente devant Jean-Laurent Cochet, on dit une fable de la Fontaine. Souvent il nous arrête dès le premier vers. Tu risques de ne pas terminer ta fable.» J’entre dans la salle. Les élèves défilent les uns après les autres. Jean-Laurent Cochet leurs donne des scènes de travail. Puis, vient mon tour, je me présente sur la scène. J’interprète une fable « la Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf ». Il ne m’interromp pas. Je lui donne mon prénom et mon âge. Il me donne deux scènes à travailler. A la fin du cours, les élèves sont autour de lui pour recevoir d’autres conseils. Je me présente à lui, « je viens de la part de la cantatrice Christiane Eda-Pierre. » un cri de surprise, «  C’est une ami que j’ai rencontré à l’Opéra Garnier dans une de mes mises en scène. Comment va-t-elle? Tu lui transmettras mes amitiés. » Je lui dis: « Monsieur vous ne m’avez pas arrêté sur la fable. » il me dit: « c’est bien. » Et voilà! je venais d’être admise à son cours. Dans son école, on apprend la ponctualité, la rigueur, le maintien, la posture, la musicalité de la voix parlée. On apprend à avoir le regard à l’horizon. On se transforme en une statue grecque ! aucun cils ne bougent, uniquement les lèvres. On apprend à étudier une pièce, une fable, un texte, à visionner des pièces et à assister à des films anciens. C’est ainsi que nous prenons, le temps d’observer et d’écouter. C’est un enseignement riche et il te change dans ton comportement et dans ta manière d’être. Durant les cours, il faisait revivre l’âme de Sara Bernhardt et de Louis Jouvet. A la fin de ses cours, il était toujours présent. On commentait ses remarques et conseils. En 2005, je le revois, assis sur la scène du théâtre de la Pépinière. Il était comme un chef d’orchestre. Nous entrons, nous disons notre scène. Il vibre, il respire, il écoute chacun de nos mots. On termine, il parle et la salle applaudit. . Merci à vous, pour la patience, la richesse, la transmission de votre enseignement. Oui ! Pierre Delavène son message ne nous quittera pas. MERCI ! MAÎTRE Jean-Laurent Cochet ! Alors, j’imagine… Jean-Laurent Cochet traversant ces collines et ces montagnes, là, où les fleurs ne se fanent pas, où la musique apaise toutes les tristesses et les souffrances.

Myrna Lafare Michalon
Élève de 2002 à 2006

Cher Jean-Laurent, Ne vous offusquez pas si je vous appelle aujourd’hui par votre prénom. Je n’aurais jamais osé vous appeler par votre prénom quand je participais à vos cours. Nous vous appelions entre nous, entre élèves et anciens élèves, Jean-Laurent. C’était, je crois, une marque pudique d’affection, une manière de s’approcher de vous en votre absence. Vous avez été un professeur formidable, formidable par votre enseignement intemporel et votre exigence. Vous avez été aussi d’un caractère formidable de générosité parfois et épouvantable d’intransigeance souvent. Cela avait de quoi déstabiliser bon nombre d’entre nous. Vous n’étiez pas fait de mollesse. Vous étiez d’airain. Et dans notre époque chavirante, dénuée de repères stables, embrumées d’accessoires inutiles, votre enseignement artistique et humain était encore après bien des années dans les têtes et les coeurs de bon nombre d’entre nous. J’ai quitté votre cours il y a 13 ans. Et depuis 13 ans, combien de vos phrases me sont venues aux lèvres, combien d’images du plateau du théâtre de la Pépinière ont voltigé devant mes yeux. Vous aviez l’honneur de votre métier, cet honneur si bien écrit par Charles Peguy. Vous aviez l’honneur des bâtisseurs de cathédrales. Vous avez semé des graines en chacun de nous, tel le jardinier d’âmes dont vous vous plaisiez me semble t-il à vous décrire. Ce n’est pas peu dire, jardinier d’âmes. Désireux à l’extrême que nous soyons exigeants envers nous mêmes, pour devenir la meilleure version de nous-même. Vous mettiez devant nos yeux un tuteur vertical, élancé vers le Ciel. Et nous étions pour bon nombre d’entre nous interloqués du chemin et désireux de s’y transcender.Vous aviez l’art de sculpter un jardin japonais à la française en chacun de nous. Cette quête de notre âme, notre Essence, notre essentiel avec un parfum typiquement français. Ce n’était pas des artistes que vous formiez, c’était d’abord des Êtres humains, des Hommes et des Femmes. Et aujourd’hui que vous êtes parti vers la Source que vous avez tant évoquée, tant dialoguée avec vos auteurs, tant chantée par les pores de votre peau, aujourd’hui il me reste à la gorge une tristesse lancinante de voir partir un type d’homme que dans les temps anciens on nommait un maître-artisan. Au-delà de l’artiste, au-delà du jardinier d’âme, vous étiez, vous êtes pour moi un maitre-artisan dans la construction de nos cathédrales intérieures. Bon nombre d’entre nous avons complété et complèterons ces fondations avec d’autres fondations, d’autres apprentissages, d’autres disciplines, d’autres temps de vie. Les vôtres, ces fondations que vous avez su bâtir patiemment, avec calme et tempête, en notre sein ont le charme des merveilles de l’humanité. Bon voyage Monsieur Cochet.

Alain Bousigue
Élève de 2005 à 2007

« Sonnet… C’est un sonnet. »

Par les alexandrins qui traversent les âges,
Par cette passion du verbe et de l’humain,
Les astres éclairés ont croisé nos chemins
Et c’est sur douze pieds que je vous rends hommage.

La pudeur était nôtre, et « Maître » vous disais-je,
J’avais votre soutien, votre foi, vos conseils.
Sur tout le répertoire, ô combien nos oreilles
De votre enseignement ont eu le privilège !

Vous m’aviez à la bonne, je soignais les rôles,
Puis l’oiseau s’envola, porté par des courants.
Qu’il était rude au maître qu’un oiseau s’élève.

Non qu’il s’épanouisse, on me tiendrait pour drôle,
Plutôt qu’il s’en allât, trop loin de Jean-Laurent…
De votre amour de l’art s’accomplissent nos rêves !

Il y aurait tant à dire. Il y avait tant à apprendre de vous que l’on espérait trop. Trop comme cette exigence qui était la vôtre, trop comme ce besoin de reconnaissance, besoin d’amour qui nous est commun me semble-t-il, à nous qui avons choisi ce métier. Comme une fêlure, un gouffre à colmater mais quel émerveillement quand le spectacle est réussi, l’auteur bien servi et le public ravi. Le maître que vous étiez m’a formé, inspiré et conforté dans la place qu’était la mienne à servir le théâtre, faute de vous le dire je vous l’avais écrit, j’ai trouvé dans votre cours une famille artistique, j’ai bien moins connu l’homme. L’un ayant sans doute beaucoup sacrifié à l’autre, si tant est que l’on puisse les différencier, je tiens solennellement à les remercier tous deux.
Bonne après-vie, Messieurs !

Sylvain Mossot
Élève de 2010 à 2013

A Jean Laurent Cochet Je ne sais que ressentir après avoir appris ton départ soudain pour l’autre monde. Nous nous sommes que trop peu connu , pourtant ils nous a fallu qu’un brin de temps pour nous connaître. Ils nous a fallu qu’un instant pour que tu lisais en moi l’acteur que je dois être. Je l’ai vu dans ton regard éternel. Aveuglé , j’étais arrivé à ton cours détruit par ce monde. J’en suis ressorti le cœur changé, le peu de mots que tu m’avais accordé continue encore à m’encourager aujourd’hui. Je ne suis qu’un anonyme parmi les nombreuses personnes prodigieuses que tu fréquentais jadis. Et malgré ce thé que nous nous étions promis de prendre un jour qui ne viendra plus . Je ne peux que te remercier pour cette tasse remplie de vie que ton esprit continue de partager . Le corps n’est plus. Mais l’esprit est. Je vais finir sur un mais. Une de tes citations : ce qui est spirituel ne meurt jamais.

Arthur

Tendres pensées pour toi, Pierre, envoyons lui toutes nos lumières pour l’accompagner Jean-Laurent Cochet, mon professeur, mon maître, celui que j’ai tant aimé, admiré et respecté, mon papa sur les planches, s’en est allé, emporté par le vent du coronavirus. Grâce à Jean-Laurent j’ai appris mon métier, avec les mots les plus beaux de la littérature classique théâtrale, avec délectation. A l’époque il s’est comporté comme un père pour moi avec une grande générosité. C’est lui qui m’a fait jouer mes deux premières pièces “Chat en poche” et “Doit on le dire”. Quelle chance d’avoir pu partager la scène avec un si “Grand Monsieur” et j’ai toujours le souvenir de son oeil qui frise sur scène. On a vécu tellement de moments de rire et de joie en parcourant les routes de France et d’ailleurs, découvert tous les meilleurs restaurants à chaque périples. C’est une part du Théâtre qui s’en va avec lui. On disait toujours dans le métier “Jean-Laurent s’est encore fâché avec Cochet !” aujourd’hui Jean-Laurent et Cochet sont partis, main dans la main, sans dire un seul mot. J’envoie des lumières pour accompagner votre chemin Jean-Laurent. Merci à vous. Rideau!

Coralie Coscas
Élève de 1997 à 2000

SANS TITRE (Comme il le préconisait)
A Marie-Aimée

En d’autres temps, il avait droit à quatre pages
Dans les journaux et, sur notre petit écran,
L’hommage mérité, car parmi les très grands
Chez les gens de théâtre, osons-le sans ambages:

Son talent, au tout premier rang nous le promeut,
Lui qui s’est illustré dans multiples domaines,
Professeur qui en appelait à la Fontaine,
Metteur en scène et comédien des plus fameux.

Nul besoin d’annoncer comment donc ils se nomme,
Chacun de nous déjà reconnaît son grand homme,
Disons-le simplement, c’est Jean-Laurent Cochet

Et tandis que vers le Paradis il transhume,
Il va peser son juste poids au trébuchet
Des bienheureux élus et des gloires posthumes!

Jean BERTEAULT

Jean Berteault
Élève en 2007

Que dire ? Juste un grand MERCI Monsieur. J’ai eu tellement de plaisir à vous écouter jusque dans mon petit coin de Vendée ! Votre voix va me manquer. Sincères condoléances à vos proches.

Anne

Jean Laurent aura laissé une empreinte dans mon cœur et marqué par sa bienveillance , son charisme et son humour une partie de ma vie. Peut-être tu entendras le bruit des moteurs la où tu es. Mes sincères condoléances et plein de courage à ceux et celles qui étaient proches de près ou de loin.

Stéphanie Marie

La flamme porte loin quand elle est transportée par d’autres et c’est un don rare pour une vie

Valérie Fontanier
Élève de 2017 à 2020

Nous aimons les années partagées ensemble Maître professeurs élèves. Amour, rigueur, plaisir, talent, sensation, admiration.

Philippe Dupic
Élève de 2008 à 2009

Sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses proches. Je garde en mémoire ses précieux conseils lors du stage de théâtre en 2010. Amitiés.

Pauline Delort

Un immense et généreux professeur qui ne vous enseignait pas seulement l’art du comédien mais également á vivre tout simplement, et á “devenir ce que l’on est”, comme il aimait á dire.

Bernard Attal
Élève de 1982 à 1984

Un regard, une voix, une prestance uniques. Quel immense professeur ! Mes prières sont tournées vers lui et tous ceux qu’ils l’ont admiré et l’admireront Toujours. Bon voyage Monsieur Cochet.

Marie-Caroline

Je souhaiterais saluer la mémoire d’un homme et d’un artiste qui a voué sa vie à son art avec un talent, une continuité, un engagement rare.

Franck Molinaro

Toutes mes condoléances à sa famille. Recevez mes salutations respectueuses.

Mauricette Douvry
Élève en 2014-2015

Bon voyage Jean Laurent et merci pour toute cette intelligence que vous avez dispensé pendant toutes ces années.

Mickael Taglialavore
Élève en 2018

Il est des rencontres qui changent une vie , la vie ! Celle avec J.L Cochet fait partie de ces temps magiques et uniques.

Laetitia Peyre
Élève en 1989

Je n’avais pas eu de mot, que des pleurs, quand j’ai appris que mon maître et ami n’était plus… Merci Cher Jean-Laurent, pour ton enseignement et ton affection qui, depuis 1981, ont modifié mon existence.

Valentine Boudiès
Élève de 1981 à 1982, puis de 1985 à 19896

Triste douleur. Cochet Immortel Homme-Théâtre ! Une pensée vibrante pour tous ses élèves en ces jours de deuil.

Liliane Ludwikowski

Vous m’avez appris une grande partie de ma vie.

Sylvia Cogan
Élève de 2008 à 2010

Bien plus qu’un maître de théâtre, un maître de vie !

Anne-Caroline d′Arnaudy
Élève de 1984 à 1986

Donner la vie aux mots, poser le geste juste, glisser un œil malicieux,de traits d’humeurs en traits d’humour…c’était un bonheur d’accompagner la troupe en tournée. Merci Jean-Laurent.

Gilles Van Brussel-Belot

Cher Jean-Laurent, il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à vous et à tout ce que vous m’avez transmis.

Jérôme Hauser
Élève en 2002

Merci Monsieur Cochet pour votre enseignement ! Au revoir mon cher Maître!

Fabrice Archirel
Élève en 2003

Quelle chance, quelle fierté, d’avoir été un de vos élèves mon Cher Maître. Je vous aime.

Christophe Vernier
Élève en 1988

Je suis très émue et touchée d’avoir pu faire la rencontre de ce grand maître et d’avoir pu travailler en sa compagnie. Toutes mes meilleures pensées.

Laura Pouchette
Élève de 2016 à 2017

Il est des hommes qui vous montre le chemin, qui vous guide, qui vous apprenne à être ; Jean-Laurent etait de ceux-là.

Christian Moreau
Élève de 2008 à 2011 en Vendée

Vous resterez toujours proche de nos pensées, un sourire dans le cœur ❤️ Merci Monsieur Jean-Laurent Cochet

Cécile Maldonado

Triste fin pour celui qui fut mon mentor au théâtre… si l’homme part, le Maître reste néanmoins à travers sa mémoire colossale de souvenirs et ses enseignements du Verbe dramatique

Marc Hivernat
Élève de 1986 à 1990

M. Cochet disait « le génie c’est le besoin d’aimer ». Il aimait avec passion, et transmettait avec génie. Reposez en paix Maître, les générations futures se souviendront de vous.

Liza Van der Pakh
Élève de 2016 à 2020

Monsieur Cochet était un être extraordinaire que j’ai aimé rencontré. C’est un professeur irremplaçable. Il va me manquer énormément.

Karine Nemy
Élève en 1994

Jean-Laurent Cochet enseignait d’une manière exceptionnelle. Ses cours étaient si captivants qu’on ne voyait pas le temps passer. Merci

Geneviève De Smet
Élève de 2008 à 2015

« Rêve mon ami, et travaille. » Merci Jardinier d’Âmes

Guillaume Camille
Élève en 2010

Très sincères condoléances à toute la famille de ce grand homme de théâtre que j’ai toujours vénéré.

Marlene Durieux

Un grand homme nous quitte où il laissera un immense vide dans le monde du théâtre. Toutes mes condoléances.

Evelyne Charolais
Élève en 2008

Cher Monsieur Cochet, je vous remercie infiniment.

Madeleine Loiseau
Élève de 2011 à 2013

Merci M. Jean-Laurent Cochet et au revoir… Florence Fontaine

Florence Fontaine
Élève de 2000 à 2003

Je présente mes sincères condoléances à mes professeurs et leur souhaite du courage.

Nastassia Bourgeois
Élève de 2019 à 2020

Il y a des hommes qui laissent une trace vertigineuse et indélébile. Merci Monsieur Cochet d’avoir gravé les plateaux de votre empreinte, de votre voix et nous avoir permis d’exprimer la notre.

Denis Tison
Élève de 2010 à 2012

L’oeil du maître qui ne nous quittera pas. Merci d’avoir permis que votre savoir, votre enseignement soit transmis. Merci

Stella Schemith
Élève de 2017 à 2020

Merci pour tout ce que vous m’avez apporté. J’espère que vous reposerez en paix et je ne vous oublierai jamais.

Virginie Poignault
Élève de 1987 à 1988

Un grand monsieur du monde de l’art et du spectacle qui s’en va et qui laisse derrière lui plein d’artistes admiratifs de son talent et de son engagement pour la transmission de tout son savoir.

Mathieu Sfeir
Élève de 2019 à 2020

Merci pour tout Monsieur Cochet ! Bon voyage !

Louise Hubert
Élève de 2007 à 2010

Dans mes prières et mes pensées… Je suis heureuse que nos chemins se soient croisés et fière d’avoir été votre élève. Merci… Reposez en paix. Dans mon coeur. Mes plus sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Christine Diot
Élève en 2004 à Tours puis de 2003 à 2004 à Paris

Je dois à ce géant d’être devenu un très bon spectateur ! Il m’a fait (re)prendre conscience de l’amour du beau, du bon et du vrai dont il était le défenseur inconditionnel. Je garderai éternellement des souvenirs, de cours bien sûr, mais aussi d’échanges tellement riches et tellement drôles et fins. Je prie pour le repos de son âme (« la plus longue syllabe de la langue française »!!)

Thierry Debes
Élève de 1987 à 1990

Je souhaite toutes mes condoléances à sa famille, à ses proches. Monsieur Jean-Laurent Cochet était un grand Monsieur qui m’a beaucoup inspiré, m’a transmis la passion du théâtre, l’amour des mots, et m’a aidé à avancer dans la vie en me permettant de développer des qualités qui étaient en moi et dont je n’avais pas connaissance.

Romain
Élève de 2013 à 2015

Vous venez de m’apprendre la disparition soudaine de Monsieur Jean-Laurent COCHET. J’ai eu la chance de suivre quelques mois son enseignement.Tant de comédiens ont été formés par ce Maître. Je ne doute pas un instant que là où il est, il continuera de veiller à la qualité de l’enseignement prodigué et qui perdurera.

Richard Segalowitch

Cher Jean -Laurent, lorsque j’ai quitté votre cours après ces trois années de formation si passionnantes, vous m’avez dit : « réécris mon livre avec tes mots à toi »… C’est ce que j’ai tenté de faire durant toutes mes années d’enseignement théâtral à Avignon. Vous resterez à jamais mon très cher professeur…

Claudie Lemonnier
Élève de 1969 à 1971

Un grand merci à Jean-Laurent pour tout son enseignement et ses encouragements. Une très belle pensée aussi à notre remarquable enseignant qui nous a tant appris et suggéré durant de longues années. Nous lui devons beaucoup et lui renvoyons à notre tour toute la lumière qu’il nous a donné !

Gérard Blageres
Élève en 1986

Monsieur, depuis votre départ, nous nous devons de faire silence. Nous convoquerons votre mémoire avec respect et humilité. Au Théâtre Jacques Coeur de Lattes, nous vous avons tant aimé, vous nous avez tant manqué, nous vous pleurons intensément.

Frédérique Muzzolini-Guillet
Élève de

Jean-Laurent… Bonjour là où vous êtes, vous qui étiez et resterez mon maître en culture… Vous m’avez donné l’amour des mots… Je vous en serai toujours reconnaissante… Vous m’avez enseigné la Vie… À bientôt

Chantal Sultan
Élève en 1966

Grand Monsieur du théâtre, j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre pendant des années ses leçons au théâtre de la Michodière le lundi soir. Rigueur, exigence, voire perfectionnisme, mais aussi bienveillance avec ses élèves et beaucoup d’humour en prime !!!

Véronique

J’admire Jean-Laurent depuis l’enfance. J’ai vécu l’aventure Hebertot en tant que spectatrice, et je l’ai mieux connu en devenant journaliste. Pour moi Jean-Laurent Cochet, c’était le Théâtre à l’état pur, sans concession. Passion, transmission, c’est ce qui a guidé la vie de ce Grand Monsieur.

Danielle Moreau

Jean-Laurent, tu as su m’accueillir dans ton cours avec chaleur et affection et m’offrir l’anonymat dont j’avais tant besoin dans ces années-là. Je te souhaite une autre vie magnifique auprès de tous ceux qui volent dans les étoiles prêts à travailler avec toi et à unir leur talent au tien. La petite Piat qui t’aime.

Dominique Piat
Élève de 1967 à 1969

Un grand maître du théâtre s’est éteint. Une grande perte pour le théâtre français et pour la célébration de la langue française. Merci de nous avoir révélé quelques uns de vos secrets et d’avoir si bien mis en lumière la beauté et les sens cachés des vers des plus grands auteurs. Votre finesse et votre génie nous manquent déjà.

Aliénor
Élève en 2015

Un immense merci à M. Cochet pour l’héritage qu’il nous laisse. Déçu de ne pas avoir eu la chance de le rencontrer, mais reconnaissant de nos professeurs qui nous transmettent fidèlement cet amour du théâtre, je partage la peine de ceux qui l’ont connu.

Laurent Clément
Élève de 2017 à 2020

Merci pour ces trois années passées en votre compagnie au sein de votre cours de théâtre. J’y ai découvert la beauté des textes classiques, mais aussi une école de la patience, de la passion, de l’exigence et de la rigueur, de l’émotion. Merci pour le partage de votre extraordinaire culture littéraire, théâtrale et musicale. Toujours présent dans mes pensées.

Christelle Stadnyk
Élève de 2004 à 2007

La réalité du coeur est plus forte que les apparences. Je vous vois. Et je suis si heureuse à la pensée qu’il me reste le temps de ma vie pour continuer à vous aimer. Merci pour ce que vous avez été ici-bas, et pour ce que vous êtes à présent. Une pensée chaleureuse pour vous tous.

Elsa Ruiz Egea
Élève de 2011 à 2012

Jean Laurent aura laissé une empreinte dans mon cœur et marqué par sa bienveillance , son charisme et son humour une partie de ma vie. Peut-être tu entendras le bruit des moteurs la où tu es. Mes sincères condoléances et plein de courage à ceux et celles qui étaient proches de près ou de loin.

Stéphanie Marie

Merci, tout simplement merci. On rencontre parfois des personnes qui peuvent changer notre vie. Jean-Laurent Cochet aura bouleversé la mienne. Il m’aura appris à parler, à être un Homme. Il m’aura offert un regard abouti sur notre art. Merci, Maître Cochet.

Baptiste Martin
Élève en 2010, à la Roche-sur-Yon

Ce monstre sacré du théâtre restera avec nous par la pensée, lui qui nous a ouvert la fenêtre sur un jardin merveilleux, aux fleurs aussi bien odorantes que somptueuses de beauté. C’est à un amoureux des mots que je souhaite rendre hommage en susurrant à son oreille de medium : Bon Voyage très Cher… l’Invisible est plus réel que le Visible….:)

Luc Davin
Élève en 2011

Ma première rencontre avec Monsieur Cochet a été lors d’un stage d’été. Les mots gentils et ses conseils m’ont aidée à suivre les cours donnés par ses professeurs pendant plusieurs années avec plaisir. Reposez en paix, Monsieur COCHET vous serez toujours parmi nous, les amoureux des beaux textes et du théâtre.

Liliane

Sincère condoléance au Theatre, à une époque, au répertoire qui vient de perdre un de ces plus grands traducteur transmetteur. Jean-Laurent Cochet ne laisse pas un grand vide, car il a pris toute la place en a fait un jardin, l’a cultivé et illuminé et nous a laissé le droit d’y jouer.

Jean-Sébastien Leclercq
Élève de 2017 à 2018

Un immense merci à Jean-Laurent Cochet pour le précieux héritage qu’il nous laisse, pour sa passion pour le théâtre et le nombre de grands talents qu’il a fait éclore. Le théâtre et le cinéma français lui doivent beaucoup. Merci à ceux qui font vivre son héritage et transmettent, par un formidable jeu d’acteur ou une direction de cours d’une rare qualité, les joyaux de son enseignement.

Denise

Peu d’hommes m’ont autant appris en si peu de temps. Vos explications et vos conseils faisaient vivre les textes et leurs donnaient du sens. Merci pour ces moments riches, sur scène, face à vous et pour toutes les anecdotes que vous distilliez avec humour. Au revoir Monsieur.

Laurent Deloupy
Élève de 2010 à 2011, puis 2018

Merci pour tous ces moments de joie, d’amour, de poésie. Merci d’avoir transformé un cours de théâtre en une leçon de vie. La bienveillance du pédagogue, la beauté du comédien, l’effacement éclatant du metteur en scène. Jean-Laurent Cochet, le théâtre total.

Julien Meresse
Élève de 2006 à 2009

Au delà des paroles attendues dans de telles circonstances, nous ne pouvons que vous remercier d’avoir transmis avec tant de générosité et d’ amour votre savoir . De nombreux comédiens vous rendent déjà hommage et associent leur réussite à votre enseignement. Merci Monsieur, Cochet, nous sommes nombreux à vous applaudir.

Sophie Bellec
Élève de 1980 à 1982 puis de 2019 à 2020

Monsieur Cochet était bien plus qu’un professeur ou un comédien talentueux et sans égal. Il était aussi un guide et un tuteur, un tisseur de liens indéfectibles qui, comme il aimait à le dire, nous relient, nous, ses élèves, inconsciemment. Recevoir son enseignement fut un privilège.

Thomas Montpellier
Élève de 2008 à 2012

Grand merci à vous Mr Cochet, jardinier de mon âme et de tant d’autres… C’est une joie d’avoir pu vous connaître, je garde précieusement en mon coeur tous les moments partagés et espère que vous partez dans une paix profonde. Un rideau rouge est tombé sur notre scène, mais derrière le spectacle continu, j’en suis certaine… « La fin est dans le commencement »? Je vous aime.

Ursula Favin
Élève de 2009 à 2011

Bon voyage, et merci. Maître d’âme qui fait faire un Silence aux dieux. Qui a traversé le monde, nous a été prêté, passeur du plaisir gustatif de transmettre une image, de peindre des vers. Merci, encore. Je ré-accentue, la diction entraîne le sentiment.

Nicolas Romain
Élève de 2014 à 2015

Monsieur Cochet était comme un arbre : profondément enraciné, s’élevant haut dans le ciel, portant sur ses branches les plus beaux oiseaux en devenir, leur inspirant de chanter, les laissant s’envoler… Quel chance inouïe d’avoir pu apprendre avec lui. Merci cher Monsieur Cochet, vous êtes plus proche encore de « la Source » à présent…

Hugues Pollet
Élève de 2014 à 2015

Ce ne sont pas les professeurs de français qui m’ont fait aimé la littérature et le théâtre en particulier mais le Cours Cochet. N’ayant pas connu le maître je lui serai éternellement reconnaissant de nous avoir transmis le goût de l’exigence.

Frédéric Fantoni
Élève en 2016

C’est votre voix,votre engouement votre passion,votre méthode, votre travail exceptionnel, qui ont motivé mon fils aujourd’hui élève de votre cours, à venir s’inscrire dans les pas des plus grands que vous avez formés. Merci infiniment, Monsieur Cochet.

Sonia

Monsieur Jean-Laurent Cochet, je vous ai rencontré plusieurs fois comme voisin, j’aurais préféré être votre élève, vous étiez l’un des plus grands enseignants de Théâtre, vous avez formé nos plus grands acteurs, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini. Pierre Delavène poursuivra dignement, il est la hauteur, vous pouvez reposer en paix. Merci

Sylvain Clama

Jean-Laurent Cochet était l’un des plus grands metteurs en scène de sa génération. Son talent et sa bonhomie resteront à jamais dans ma mémoire de téléspectateur pour ses prestations dans « Au Théâtre Ce Soir », entre autres. Je salue ici sa mémoire avec tout le respect que l’on doit aux Grands, ceux qui marquent une époque.

Patrice Delambre

Je garderais pour toujours le B.A .BA que vous m’avez enseigné et je vous entends encore me dire « ma poule » avec vos yeux rieurs. Mes mots sont ridicules mais ma gratitude et mes sentiments sont profonds.Et les vers de La Fontaine sonnent durement dans ma tête: « la mort et le mourant ». Au revoir Monsieur.

Laurence de Micas
Élève de 1983 à 1989

Si souvent, lors de rencontres de comédiens, un fameux « ah, tu as fais Cochet.. » créé la connivence. Les cours m’ont appris et permis tant de choses sur scène, mais également en-dehors, en rencontrant de formidables personnes aujourd’hui très proches. Pensées amicales pour Caroline, Pierre…

Thomas Grandmougin
Élève de 2012 à 2013

Encore aujourd’hui, 10 ans après mon passage au cours, je repense aux enseignements que M. Cochet a dispensé, que ce soit à moi ou mes camarades. Plus encore, en montant sur scène, ses commentaires m’ont sculptés et ont donné une direction à ma vie. Direction que je suis encore aujourd’hui. Un grand merci au Maître du théâtre pour sa gentillesse, son discernement et sa passion.

Axel Vanacker
Élève en 2010

Un grand homme, un grand professeur de théâtre et de la vie, une personne admirable et merveilleuse. Il a su me faire confiance avec mon accent à couper au couteau et mes balbutiements dans le théâtre en langue française. Jean-Laurent, je vous porterai toujours en moi. Merci pour ces apprentissages, ces classes mémorables et pour votre présence bienveillante et éternelle.

Odila Caminos
Élève de 2002 à 2005

Grande tristesse et grande perte pour le monde du théâtre et surtout pour ses élèves qu’il laisse orphelins. Ce n’était pas seulement un professeur, c’était un maître et un guide et ceux qui ont eu la chance de suivre son enseignement porteront en eux à tout jamais ce cadeau de la vie . Merci M. Cochet pour votre exigence et votre générosité . Vous allez laisser un grand vide!

Cathy Sarfati

Monsieur Cochet, merci pour nous avoir appris à dire. Ces deux années dans votre cours ont été merveilleuses. Pas de talent, seul le travail portait véritablement ses fruits. Nous perdons aujourd’hui le plus grand professeur de théâtre.

Clarisse Hagège
Élève de 2008 à 2009

Dans mes recherches sur la comédienne liégeoise de la comédie française Berthe Bovy il m’avait reçu sympathiquement chez lui et pendant une matinée s’était rappelé de cette dame qu’il appréciait et un ouvrage avait pu en sortir. Adieu Jean-Laurent, au revoir au paradis des créateurs.

Jean-Pierre Lensen

Sans avoir eu l’honneur de vous rencontrer, j’ai eu la chance de goûter à votre enseignement prodigieux. Après avoir illuminé les théâtres et le coeur de vos élèves, vous partez sûrement illuminer les théâtres du paradis. Je vous souhaite un doux et paisible voyage

Axel

Sincères condoléances à sa famille, ses amis et ses proches. Je garde en mémoire ses précieux conseils lors du stage de théâtre en 2010. Amitiés.

Marc Angier de Lohéac
Élève de 2009 à 2011 à la Roche-sur-Yon

Jean-Laurent croisé par magie à la gare de Nantes en 2008 et depuis tout a changé. Ce jour où vous êtes arrivés dans ma vie et l’avez bouleversée, reste un souvenir impérissable. Votre enseignement et votre héritage sont un sang inépuisable pour les comédiens que vous avez formés. Ne partez pas loin, restez à côté, on vous écoute toujours.

Pierre Audiger
Élève de 2017 à 2018

Je n’ai pas vraiment les mots pour parler de ce départ. C’est difficile à admettre… Je peux seulement dire que je lui porte du respect et de l’admiration. Bien que ne l’ayant jamais rencontré, à travers les cours, les pièces dans lesquelles il jouait et ses masterclass, je sais quel homme il a pu être. On perd un amoureux du théâtre comme il en existe peu. Il restera dans l’âme de ses fidèles.

David

Vous serez avec d’autres maîtres que nous avons aimés. Pas disparu mais ‘de l’autre côté ‘. Jamais oublié. Avec d’autres comédiens, venue vous voir jouer notamment avec Anne-Marie Mailfer, si souvent votre partenaire.

Annie Corbier

Monsieur Cochet (je vous ai toujours appelé ainsi, j’aurais l’impression d’être soudainement familière si je vous appelais aujourd’hui Jean-Laurent) fut au sens plein un Maître du théâtre, comme artiste et comme professeur, à la fois exigeant et bienveillant. Je ressens comme un privilège d’avoir pu recevoir son enseignement. Merci Monsieur pour tout ce que vous m’avez transmis.

Julie Léger
Élève de 2007 à 2013

Je pensais que vous seriez toujours là… que rien ne vous empêcherait de parler. Vous n’êtes plus là ? mais comment va-t-on faire ? Et pourtant cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas vu; mais c’était hier. En 1996 je suis arrivée au petit théâtre Montparnasse et là ce fut un éblouissement absolu. Je le savais, je le savais que je vivais des heures exceptionnelles avec vous, à vous écouter chaque matin. Que de souvenirs… la lutte pour passer en sautant sur la scène… les lundis matins glacials dans ce petit théâtre pas chauffé, la visite hilarante de Fabrice Luchini, le jour où vous ne m’avez pas lâchée, je suis restée plus d’une heure sur les premières lignes d’Irma Lambert. Alors oui merci pour tout cela et heureusement je vous avais écrit pour vous remercier pour votre enseignement, votre exigence, votre générosité. Je garde comme une petite relique votre gentil mot en réponse. Comme j’ai été enthousiasmée, émerveillée par votre savoir, votre sensibilité, comme j’ai bu vos paroles, comme j’ai été heureuse et comme aujourd’hui je suis triste et plus encore. J’ai un regret, je voulais revenir, vous demander des conseils pour mon théâtre amateur, pour apprendre encore… et le temps a passé. Tout ce que j’ai appris avec vous c’est une force que j’ai gardée et qui m’accompagnera encore et toujours. Merci, merci Monsieur Cochet, je vous espère en paix.

Vérane Cavat Bariani
Élève de 1996 à 1997

Très attristée de la disparition de Monsieur Jean-Laurent Cochet! Quelle chance d’avoir connu ce grand artiste! Je me rappellerai toujours d’une certaine rencontre marquante, au comptoir de la brasserie rue Louis-le Grand, non loin de l’Opéra de Paris… toute émue de rejoindre un prestigieux cours de théâtre pour la première fois, je confiais à un Monsieur assis à ma droite ma fébrilité à la perspective de rencontrer le grand Jean-Laurent Cochet dans quelques minutes, lorsque mon premier cours commencerait à la Pépinière : de bon matin je demandais un verre au serveur pour me donner du courage. Après avoir bavardé un bon moment avec mon voisin qui avait la bienveillance d’un grand-père, ce Monsieur à côté de moi me répondit de la voix la plus mélodieuse du monde qu’il ne se faisait pas beaucoup de soucis pour moi et que tout irait bien. Le serveur revint avec mon verre et une tasse de café pour mon voisin: « votre expresso comme d’habitude Monsieur Cochet »: je réalisais avec stupeur que cet élégant camarade de conversation, si simple et si abordable n’était autre que l’un des plus Grands Maîtres du théâtre français! Il me taquina quelques minutes plus tard lorsque je me présentais sur scène à ce sujet, mais me donna grande confiance en moi et m’encouragea avec chaleur, me donnant notamment le rôle de la reine d’Espagne dans Ruy Blas, joué à l’Auguste Théâtre. Souvenir impérissable! Depuis je fais de la recherche scientifique, mais l’amour du théâtre est à jamais marqué dans mon coeur! MERCI! MERCI! MERCI A CE GRAND MONSIEUR DU THEATRE FRANCAISI!

Mounia Mostefaoui
Élève de 2012 à 2013

« Elle est retrouvée…quoi ? L’éternité….c’est la mer allée avec le soleil ». « Des humains suffrages », des « communs élans », vous vous êtes toujours dégagé, Maître, avec une élégance souvent insolente….mais jamais sans véritable profondeur. Sans concessions, parce qu’avec l’art que vous avez enseigné avec une ferveur quasi religieuse il ne faut pas en faire. Sans aucune tolérance (il y a des maisons pour ça…), mais avec un sens infini du sacré et l’amour des auteurs. Espiègle, sévère, injuste, généreux, dévoué, brillant, conscient, lucide, cynique, fier, quel être riche, complexe, vous avez été! Votre rêve avait raison, vous avez servi l’art du théâtre et les auteurs comme ils le méritent, et vous avez la meilleure place auprès de tous ceux que vous avez si bien interprété et enseigné : La Fontaine, Rostand, Colette, Anna de Noailles, Hugo, Musset….Je vous envie ! Ce sera beaucoup plus amusant qu’ici. Humblement nous avons, nous, vos anciens élèves, à perpétuer au mieux votre enseignement par notre travail et notre vie. J’en fais serment. Adieu, avec tout mon amour.

Sophie

C’est à l’ombre du platane où repose les cendres de mon fils Leandro Durney, emporté par une leucémie à 29 ans, que je lis la triste nouvelle du décès de Monsieur Jean-Laurent Cochet. Par ses lignes, je tiens à vous exprimer toutes mes condoléances. « Monsieur Cochet, j’aimerais vous remercier d’avoir permis à Leandro d’intégrer votre Ecole en automne 2009. Le 25 février 2010 lors d’une audition publique, vous demandez à Leandro de monter sur scène pour réciter « La mort et le mourant ». Son rêve réalisé, Leandro n’a plus la force de lutter, revient à Neuchâtel et s’éteint le 25 mars 2010. Merci, merci Monsieur Cochet d’avoir offert espace et liberté à Leandro, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont eu la chance de suivre votre enseignement. Je vous souhaite le repos de l’éternité, vous qui avez semé joies et perspectives à tant de jeunes talents. » A vous Monsieur Delavène, à vous les collaborateurs de l’Ecole, va l’expression de ma plus profonde sympathie. Avec affection, Daniela Mossenta

Daniela

Je vous dois beaucoup,vous m’avez beaucoup apporté Je garderai de vous une belle humanité et douceur d’âme Vous mavezpermis d approcher mon rêve et d’accéder à l’inacessible Jemporte au fond de mon coeur la magie des cours des samedis matins au théâtre de la Pépinière et aussi ce stage dune semaine passé à vos côtés Ma plus belle histoire cest vous, Monsieur Cochet Vous allez manquer à vos enfants, Nous continuerons de vous faire vivre notre vie durant J’adresse mes sincères condoléances à vos proches, à votre famille, à Pierre Delavène

Laure Bouchard
Élève de 2009 à 2013

J’ai appris ce matin avec un immense chagrin le décès de Jean-Laurent COCHET qui a été mon professeur de théâtre. Je me souviens de la première fois où j’ai franchi le seuil du théâtre Daunou pour assister à votre cours alors que j’avais seulement 15 ans. Je me suis sentie immergée dans un autre monde, un monde plus vaste et plus profond que celui que j’avais connu jusqu’alors, rempli de personnages, de beauté et de grandeur mais aussi d’exigence et de quête d’absolu.

C’est pourquoi, pour votre départ Monsieur COCHET, je n’ai qu’un mot à vous offrir : un immense merci pour votre enseignement à la fois théâtral et spirituel qui a sans aucun doute changé le cours existentiel de beaucoup d’entre nous. Grâce à vous, j’ai appris à être toujours en quête et à aspirer à tendre vers quelque chose de plus grand que soi. Votre voix et vos paroles passionnées resteront à jamais gravées dans mon âme. Je vous entends encore prononcer ces mots de Gaby MORLAY peu avant sa mort « Ne pleurez pas, je ne pars pas, j’arrive ».

Fanny Dufour
Élève de 2000 à 2003

Le Petit Montparnasse, le Rive-Gauche, le Café d’Edgar…rue de la Gaité, notre quartier, le petit square des répétitions matinales, en toutes saisons; la certitude de se trouver où nous devions être, l’absolu et sa promesse, quotidiennement! Tout cela, c’était lui, sa présence, son aura, son génie…Il a tout créé, tout inventé; nous étions ses goélands, il était notre mère patrie, la voix de la nation française, son verbe, son âme…Tout ce que je n’ai jamais pu et su vous dire, mon Jean-Lau,vous m’impressionniez trop, alors,je n’avais que mon travail pour vous dire combien je vous aimais; vous êtes mon herbier, j’y dépose pour vous mon Jouvet avec ses mots: « Tu disais qu’à force de jouer la comédie, on finit par s’imaginer que la vie est une farce…c’est vrai, mais il faut y croire : Mettre un peu d’art dans sa vie, et un peu de vie dans son art…Vous ne croyez pas à la sincérité de Rodrigue, ni à l’amour de Mélisande pour Péléas…Il faut y croire, rien n’est faux. Il suffit d’avoir un peu la foi, et tout devient réel!… Comme moi,vous aurez plusieurs existences, passionnantes et compliquées, pathétiques et cocasses…Mais ne l’oubliez pas, c’est quand le rideau se lève que votre vie commence. Il ne tiendra qu’à vous qu’elle continue le rideau une fois baissé! Il vous suffit, pour cela, après avoir cru en vos personnages, de croire un peu en vous… » Nous avons vu les étoiles, mon maître, et c’est vous qui nous y avez conduits. Nous prierons désormais pour que votre âme repose en paix… « Partons,partons pour Romainville… »

Thierry Bertomeu
Élève de 1995 à 2000

« La fin est dans le commencement” Quelle rencontre exceptionnelle que celle d’avec un tel Maître ! Comment ne pas avoir une reconnaissance éternelle pour qui vous révèle une part de vous même, pour qui vous transmet la technique indispensable à son éclosion en toute liberté, dans les règles de l’Art, cadre intransigeant permettant de se recentrer sans cesse en toute liberté aussi paradoxal que ceci puisse paraître. Comment ne pas avoir une immense reconnaissance pour qui vous transmet avec tant de générosité et tant de fermeté aussi le fruit de son expérience professionnelle, fruit de toute une vie, afin que cela ne cesse jamais, que rien ne meure. Merci à Vie pour tout cela ! Jacques

Jacques Mateu
Élève de 2008 à 2012

Je ne le connaissais pas. Seul son nom, son livre, sa mémoire dans les mémoires, ses mots sur ses lèvres et celles des autres me sont parvenues. Il était, il est, et il sera. A travers ses enseignements, sa générosité et son partage, son art est né et sera transmis. Il a touché, bouleversé et fait grandir des acteurs, des metteurs en scènes, des spectateurs, des artistes et des créateurs. Soit chacun d’entre nous, qu’on le sache, ou non. Et il continuera de le faire. Merci. Merci pour tout ce que je n’ai pas conscience de savoir, mais qui grâce vous, m’est parvenu. On se retrouve bientôt dans la pièce d’à côté, pour continuer de regarder le monde. A bientôt,

Estelle Baldassin

Jean-Laurent, Merci pour la transmission de votre Amour du beau texte.Votre exigence était à la hauteur de la qualité de votre enseignement. Vous êtes le père de cette grande famille de comédiens et désormais nous sommes les héritiers de votre goût pour les plus grands auteurs et pour le jeu. Monsieur Cochet, il n’en existe qu’Un et vous restez dans nos mémoires pour que nous puissions parler de vous en référence de l’excellence et de la justesse de la composition théâtrale. Votre Âme scintillait par la puissance de votre connaissance et de votre socle de culture de l’art sur lequel vous régniez en Maître. Grâce à vous, chacun de vos élèves a pu prendre racine dans l’univers du spectacle et désormais lorsque nous serons sur scène nous jouerons pour vous, votre présence dans la salle nous ressentirons, pour que vous soyez fier de ce que vous nous avez appris. Nous ne vous oublierons jamais. Grand Merci et BRAVO. Paix à votre Âme si généreuse et rieuse.

Yannick Warnier
Élève en 2010

Un jour il nous à dit qu’il pensait chaque jour à une fable de La Fontaine en particulier… et qui commence ainsi… « La mort ne surprend point le sage: Il est toujours prêt à partir, S’étant su lui-même avertir Du temps où l’on se doit résoudre à ce passage. …. » Il aimait le Théâtre, il aimait la Beauté, il aimait la Vie… Il m’a beaucoup appris sur le Théâtre, sur la Beauté et sur la Vie… Merci Jean-Laurent.

Laurent Maillard
Élève de 2008 à 2011

C’est avec une tristesse profonde que j’apprends le décès de notre si cher Jean-Laurent Cochet. Il était intègre, sincère et libre. Je me souviens de cette représentation mémorable que nous lui avions organisée au théâtre Rive Gauche pour ses 60 ans. Bouleversé par cette surprise, il s’était spontanément mis à rire et à pleurer, touché par ce témoignage fort d’affection et d’amour. Heureux et vrai. Être son élève a été un honneur et un rare privilège. Son enseignement et ses valeurs m’accompagnent encore aujourd’hui, tous les jours, dans mon métier d’avocate. Son exigence et sa sensibilité faisaient de lui un homme généreux. Entièrement et complétement dévoué à son art. Les mots de son dernier ouvrage « Être entouré de tendresse, il n’y a que cela qui compte. Je ne peux pas me sentir joyeux si je n’imagine pas que j’aurai un merveilleux enterrement » résonnent avec étrangeté étant donné les circonstances. Mais nous serons tous présents, pour lui rendre hommage et célébrer, avec force et joie, notre attachement tendre et profond ce jour-là.

Cécile Doutriaux
Élève de 1993 à 1996

« Vous emplissez ma vie et vous êtes ailleurs, Votre esprit loin du mien voit se lever l’aurore ; Vous êtes tout mêlé au monde extérieur, Quand je ne l’entends plus, votre voix parle encore. » Pensée éternelle pour un professeur qui a marqué ma vie, indéniablement. À bientôt, dans la pièce juste à côté, cher Monsieur. 🌤 Laëtitia, la très jeune fille aux cheveux roux et au pantalon blanc.

Laëtitia Galy
Élève de 2014 à 2016

Cher Grand Maître, Vous la mémoire du théâtre de tous les temps vous voilà parmi les plus grands. Vous avez été le père, que dis-je, le créateur des géants de ce siècle… Pour vous il n’y avait qu’un seul mot au résultat: le travail. Le travail, toujours le travail, la rigueur et encore le travail! Je me souviens d’un jour de cours où personne n’a répondu lorsque vous avez demandé: qu’avez-vous préparé? Alors, vous vous êtes levé et parti, vous n’aviez pas de temps à perdre si rien n’était prêt, si rien n’avait été travaillé. Je garderai toujours en moi votre reconnaissance au travail. Merci Monsieur Cochet de nous avoir transmis votre amour pour le théâtre, et donc pour la vie.

Pascal Jandeau
Élève en 2006

Cher Jean-Laurent, cher maître, Vous voilà maintenant assis a la même table que tous ces hommes et femmes que vous avez tant aimé. Saluez les de notre part et intercéder auprès d’eux pour qu’ils continuent à nous inspirer. Merci pour la générosité avec laquelle vous n’avez cessé de transmettre votre art, votre passion. Gràce à vous, de nombreux hommes et femmes ont su trouver leur voie et leur voix. J’ai eu la chance d’en faire partie. Merci de nous avoir créé de si grands comédiens, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart et tant d’autres. Je ne vous dirai jamais assez combien ma vie a pris une autre dimension depuis que je vous ai rencontré. Maintenant que vous êtes de l’autre côté, préparez nous une place et veillez sur nous. Je vous garderai dans mes prières en attendant d’être réunis au grand banquet de la fin des temps. Avec toute mon affection.

Guillaume

De ses cours de théâtre dans la Salle Richelieu de l’ICES de la Roche sur Yon, en Vendée, Jean-Laurent Cochet, a laissé le souvenir d’une homme respectueux : de tous ceux qui travaillaient autour de Lui, des auteurs dont il aimait mettre à l’honneur le meilleur de leurs oeuvres, des jeunes élèves à qui il communiquait l’amour des beaux textes et qu’il encourageait à travailler durement, la mémoire, la diction, la présentation, pour faire dignement face au public dont J.L. Cochet avait le plus grand respect. Son plaisir sur scène, il avait à cœur de le communiquer à tous. Il nous laissera pour combler notre peine, son sourire, sa grande humanité et son humilité. Qu’il trouve dans toutes nos pensées à venir, notre reconnaissance pour tous ces dons et qu’il repose en Paix, prés de Celui qui s’apprête à l’accueillir comme un homme de bien.

Bernardette Dieudonné

Je rends hommage à cet homme remarquable, un artiste talentueux, serviteur de l’art, humble et généreux. Le rencontrer fut pour nous tous une expérience extraordinaire. Son « Etre » était en totale communion avec autrui. Il était tout amour et générosité. J’ai eu l »occasion d’assister à quelques « MASTER CLASS ». J’ai admiré la justesse de ton et le tact avec lequel il s’adressait à ses élèves comme un « Père » bienveillant. J’ai aussi eu la chance de le revoir au théâtre une des dernières fois qu’il a joué. Je garde de lui un souvenir ému et respectueux. J’ai également son livre qu’il a dédicacé et quelques cartes de voeux et petits mots. Cet homme exceptionnel, comme un phare, sera éternellement présent dans nos vies Bien affectueusement à vous tous en souvenir de Lui.

Clara-Marie De Lillemont

MERCI, infiniment, mon Grand Patron pour ces forts moments de temps suspendus et ces divins espaces d’intimité délivrée au Monde, et puis, encore, toute cette correspondance en partage comme un viatique toujours présent… Et Mille fois ! profonde Gratitude pour votre participation plus qu’active à mon modeste spectacle in progress. Grâce éternelle vous soit rendue devant l’Éternel ! Vous m’avez redonné le cœur à l’ouvrage auquel je m’accroche et me raccroche tant que La Vie vivra ! Oh ! c’est bête, comme un parasite de mauvaise fable, de partir sur ce mauvais virus….. Mais il ne s’agit là, après tout (ce que vous avez fait pour nous !), que de la petite scène du monde d’en-bas. Or, vous, Mon Grand Patron, vous voici maintenant au-dessus du Paradis des Arts, PLUS que jamais, VIVANTS ! Et puis, Mon Cher Jean-Laurent Cochet, à la religion vraie revisitée en une semaine dite sainte ; celle où tous les textes du Monde se relèvent… Transfigurés dans La Gloire ! À Dieu, Mon Maître…

Laurent Jérôme
Élève en 2010-2011

« Tu vas voir, c’est très difficile mais c’est simple, ça ne doit être Que Simple  » « Travaillez comme si c’était interdit » « Adore ton métier… c’est le plus beau du monde » « Ce qu’il faut savoir, Ce qu’il faut pouvoir, C’est garder son rêve, C’est se faire un ciel qu’on puisse encore voir lorsque l’on se lève, C’est avoir les yeux, qui voyant le laid, voient le beau quand même, C’est savoir rester parmi ce qu’on hait avec ce qu’on aime » Merci pour cet enseignement qui résonne en moi chaque jour de ma vie, Adieu Monsieur Cochet!

Clémence Penicaut
Élève de 2015 à 2018

J’ai rencontré Jean-Laurent Cochet grâce à la complicité de Madame Odette Laure. Elle lui avait parlé du jeune Comédien en désir d’apprendre que j’étais.. Je me présente au Cours un matin à la demande du « Maître ».. Il ne me connaissait pas.. Ne m’avais jamais vu. Les mots que ma Chère Odette Laure a employée pour me décrire ont dû être très précis, car en arrivant, non sans une réelle émotion face à Jean-Laurent Cochet, il m’a dit : « Toi, tu es David..!! Je réponds : « Oui, mais comment pouvez-vous le savoir ? » Réponse du Maître : « Odette m’a dit quand tu verras le personnage et sa Bouille tu comprendras pourquoi il faut qu’il devienne ton élève.. Alors Bienvenue à toi David ». Quand on aime ce Métier et quand on a la Chance de croiser dans sa vie un tel Génie et Homme entier qui aime transmettre, on garde indéfectiblement en mémoire ces moments si forts et si rares.. Merci de m’avoir tant donné et merci pour tout ces Moments de Partages entre Passionnés et Épicuriens de la Vie.

David Reybier
Élève en 1991

Passionné par le théâtre depuis longtemps, je prends des cours amateurs depuis plus de 10 ans et j’ai eu la chance d’avoir plusieurs bons professeurs, dont un formé par Jean-Laurent Cochet et cherchant à transmettre l’enseignement de son maître, à sa façon mais le plus fidèlement possible. Malheureusement, je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer M. Cochet. Les cours que je prends actuellement m’ont permis, comme jamais auparavant, d’avoir accès à Molière, Corneille, Beaumarchais, Guitry et tant d’autres auteurs ayant façonné l’art dramatique au fil des siècles. Parallèlement, j’ai retrouvé un goût certain pour la haute littérature, perdu depuis le lycée, qui me permet de redécouvrir Camus, Baudelaire, pour ne citer qu’eux, et je serai à jamais reconnaissant envers ce professeur pour m’avoir révélé le génie de Jean de La Fontaine. Cette pédagogie, outre d’enrichir ma culture générale, me permet de me constituer une base technique de plus en plus solide, notamment à travers la respiration, mais également de savoir disséquer un texte pour ensuite m’élever aux personnages, aux œuvres, aux auteurs. Je pense ne jamais pouvoir remercier suffisamment ce professeur pour tout ce qu’il me donne et pour me faire découvrir le théâtre à travers le regard de Jean-Laurent Cochet. Je regretterai toujours de ne pas avoir connu ce Grand Maître car, quand bien même il avait son caractère, aux dires de certains, je ne doute pas que l’on ressortait de son Cours grandi, lui qui les jardinait si bien les âmes. Sa mort m’a beaucoup attristé, mais je sais qu’il est toujours présent, quelque-part en chacun de ses anciens élèves, ainsi qu’en ceux qui ont la chance de bénéficier de sa pédagogie à travers les artistes l’ayant connu. Merci, Monsieur Cochet, pour avoir permis à tant de comédiens professionnels et amateurs de maîtriser cet art complexe qu’est le théâtre et pour nous avoir façonné tant de monstres comme Gérard Depardieu. Adieu et reposez en paix.

Jérôme

C’est avec une grande tristesse que j’apprends le départ de M. Cochet. Bien que ne l’ayant connu que sur 1 année d’école à La Pépinière-Opéra, j’ai appris tant de ce grand monsieur que je suis toujours inspirée et fière d’avoir participer même modestement à ses cours. Je pense aussi à M. Delavène qui doit être profondément triste. Je m’associe à votre peine et espère que M. Cochet continuera à être la source d’inspiration qu’il fût et que nous pouvons continuer à voir via les documents, films et internet. Merci M. Cochet, peut-être allez-vous enfin serrer la main de M. de La Fontaine ?

Françoise Rosmorduc

J’ai eu la chance de voir Jean-Laurent Cochet au théâtre. J’ai malheureusement raté ses Master Class publiques mais j’ai eu le privilège il y a environ une dizaine d’années de faire tout un trajet en TGV avec lui vers le Sud Ouest, moi à Royan, lui partant vers La Rochelle ou Niort à une représentation donnée en festival d’été. C’était inattendu. Conversations à bâtons rompus aussi avec la personne l’accompagnant. Le vois encore en costume de lin et panama. Exquis, charmant et si cultivé, spirituel, inoubliable…

Catherine Inghel

Jean Laurent Cochet tout comme MOZART, nous a laissés la liberté, me semble-t-il, ainsi que la technique, pour être à la fois instrument et instrumentiste. Ainsi en reprenant le texte à notre compte, nous pouvions sans cesse recréer à chaque présentation et à l’infini, un jeu théâtral personnel et authentique, « en dépit des mots », disait-il, « qui sont nos ennemis », il nous aidait ainsi à rejoindre la pensée de l’auteur avant qu’il n’écrive. Merveilleux pédagogue, je t’aime Jean-Laurent.

Philippe Grumberg
Élève de 2005 à 2006

L’écouter, c’était se laisser captiver. Il irradiait l’espace de sa passion et de son savoir. Son parler résonne encore en moi comme celui du plus grand comédien de notre temps. Je n’ai fait que croiser ce grand maître, les dernières années où il donnait cours, et sa mort me laisse effondré. Je n’imagine pas l’état de ceux qui étaient ses intimes. Ce sont vers eux que vont mes pensées. Portons du mieux que nous pouvons quelques étincelles du feu qui l’animait.

Aurélien Boyer
Élève de 2015 à 2019

Merci Jean-Laurent de m’avoir offert le privilège de vous connaître, vous qui à travers Laurent, avez accompagné une partie de mon existence. Merci de m’avoir appris à regarder voler Jonathan Levingston le Goéland. Là-haut, tout là-haut, libre et heureux. Je sais les soirs de mélancolie à venir… et je me souviens l’esprit en paix, parce que la communion de pensée ne tient compte d’aucune limite, parce qu’hier est aujourd’hui et sera éternellement demain. Parce que je n’oublie pas la Rose de mon enfance. A bientôt Jean-Laurent

Alain Blanchard

J’ai débuté cette période de confinement en me plongeant dans le livre de Jean-Laurent Cochet sur l’art et la technique du comédien. Un moment de lecture que j’affectionne particulièrement et au cours duquel je me disais souvent que j’avais de la chance de suivre les cours Cochet-Delavène et que je serai ravie de pouvoir rencontrer un jour Jean-Laurent. Son départ est une immense perte pour nous, ses élèves. Toutes mes condoléances à Pierre ainsi qu’à cette fabuleuse école que j’ai eue la chance de rencontrer sur mon chemin.

Marion Ogorek
Élève de 2018 à 2020

Je rends hommage à Jean-Laurent Cochet qui fut un comédien et professeur de théatre d’exception. Je le remercie pour son amour des textes qu’il a su transmettre à ses élèves, pour son engagement et son exigence pour donner vie aux personnages dans le respect de l’écriture des auteurs classiques et contemporains. Je l’ai adoré dans Feydeau. Cette légèreté de ton lui allait si bien. Je garderai en mémoire de très beaux souvenirs d’élève. Je ne l’oublierai jamais.

Isabelle Berne
Élève de 1995 à 1996

Je suis touché par la disparition de Jean-Laurent Cochet. Je n’ai pas eu la chance de connaître ce grand monsieur qui a formé toute une grande génération de comédiens. Je le suis très reconnaissant d’avoir créé les cours Cochet qui m’apportent ma dose de bonheur quotidienne, et permettent de toucher du bout des doigts un rêve. Merci à lui de nous avoir transmis ses valeurs, ses méthodes, tout son héritage vibre et résonne en chacun de nous. Et cet héritage ne sera jamais oublié et continuera à vivre.

Félix

Professeur de théâtre exigeant, captivant et passionnant. Il apprenait l’écoute et l’intelligence humaine. Amateur de beaux textes et adepte de l’enseignement par La Fontaine. Avec lui, les textes disparaissaient pour réapparaître sous forme d’émotion. Il vit dans le regard de ses anciens élèves pour lesquels son apprentissage leur servira « toute leur vie, peu importe la direction qu’ils prendront ». Merci pour ces moments de grâce.

Delphine Daumont
Élève en 2015

Au-revoir à un grand Maître qui m’a donné tous les « trucs » du métier qui me manquaient tant qui m’ont permis d’être un bon artisan grâce aux auteurs du répertoire qu’il aimait tant ,que d’autres ont su porter par leur travail et leur talent (Gérard Depardieu, Isabelle Huppert, Fabrice Luchini et tant d’autres…. ) d’avoir le bonheur d’être un « passeur », ne disait-il pas inlassablement  » Le comédien est un passeur entre l’auteur et le public » et rien d’autre…

Patrick Chupin
Élève de 2010 à 2014

C’était un Maître au sens profond du terme. Exigeant, passionné, loyal, intègre… Il avait le théâtre dans le sang et nous l’enseignait d’une manière unique et sans concession. Il savait tirer le meilleur de nous, parfois dans la douleur, parfois dans le rire, et toujours dans le souci de nous faire comprendre que nous devions rester humbles, sincères et volontaires. Son enseignement dépassait largement celui du théâtre, et quelque soit notre chemin depuis, nous resterons à jamais conscient de la chance que nous avons eue de l’avoir comme Professeur… Merci Monsieur Cochet…

Stéphanie Brunet-Kruch
Élève de 1993 à 1995

Jean-Laurent Cochet a changé la vie d’innombrables personnes. L’Art et la Technique du comédien qu’il inculquait vous permettez d’avoir une assise sur scène et dans la vie de tous les jours. Tous les élèves passés entre ses mains, dès qu’ils pensent, respirent ou encore timbrent leurs voix, doivent sûrement penser à cet enseignement rigoureux. Merci infiniment à ce Maître de théâtre. Merci également à ses disciples qui vont perpétuer l’âme de son travail d’orfèvrerie.

Christian Taty
Élève de 2009 à 2011

Depuis la fin des années 90, je suis une fidèle spectatrice des cours publics que Jean-Laurent Cochet proposaient et j’ai eu la chance de voir plusieurs représentations dans lesquelles il jouait…Je n’aurais manqué pour rien au monde une de ces soirées!! A chaque fois, je me suis nourrie, délectée des références littéraires, des conseils donnés que j’essaie modestement de transmettre à mes élèves en classe de français lorsqu’ils disent un texte, le récite. Merci pour tout ce que vous avez apporté au théâtre français et merci pour votre exigence qui m’accompagne chaque jour!

Laetitia Leroy

Bon voyage dans les étoiles à vous Monsieur Jean-Laurent Cochet, vous serez toujours dans notre cœur et merci pour votre générosité, pour la joie et tout ce que vous nous avez transmis dans vos cours et lors des séances publiques avec une infinie passion, je n’oublierai pas. Vous avez laissé une trace indélébile à l’intérieur de chacun de nous. Amour et courage à vos proches à qui vous allez manquer. Vous nous manquez déjà.

Isabelle Coste
Élève de 2010 à 2011

Vous voilà parti Jean Laurent Cochet pour le grand tout…dernière note unique d’un homme unique! Tout semblait facile en vous voyant, Racine La Fontaine Edmond Rostand! la simplicité est la sophistication suprême, dit Léonard de Vinci, vous incarniez ce principe; L’élaboration de la spontanéité comme par magie, on jette le bâti, on fait disparaître la brochure, on déjoue voilà tout ! Jean Laurent Cochet merci à vous, d’avoir rendu le théâtre vivant…

Wilfried Givord
Élève en 2002

J’ai eu l’honneur de croiser votre route il y’a plus de dix ans maintenant. Et je ne pourrais jamais oublier le choc et la marque que vous avez laissé dans ma vie artistique. Je regrette de ne pas être revenu à un cours du lundi, cela me manquait tellement de vous entendre diriger et commenter au milieu de nous, élèves. En espérant que vous trouverez le repos éternel près de Jean-Baptiste Pocquelin, de La Fontaine, et Sacha Guitry…

David Levy
Élève en 2009

Les mots me manquent pour décrire l’homme qu’il était, le maître, mon professeur. Je me souviens encore de ce jour où je vous ai rencontré pour la première fois. Fébrile, je monte sur scène, la lumière des projecteurs m’aveugle, je vous distingue à peine. Un souffle avant d’entamer ma première fable « Les animaux malades de la peste ». J’ai tant appris à vos côtés. Tel Alceste, vous estimiez que l’on ne vous aimez pas comme vous auriez voulu que l’on vous aime. Je vous aimez, tel un élève envers son maître. Merci professeur.

Florian Tardif
Élève de 2011 à 2013

Contrairement à nos professeurs, moi et d’autres élèves n’ont pas eu la chance de connaître cette incroyable personne. On nous a dit qu’il pouvait être sévère, mais on nous a surtout parlé de sa richesse d’esprit, des ses connaissances, et surtout de ses enseignements. Et c’est probablement le plus beau cadeau qu’il a pu nous offrir. Merci Monsieur Cochet, pour ce que vous nous avez transmis par le biais de vos élèves, nos professeurs. Nous en ferons bon usage, et nous vous resterons fidèles. Reposez en paix.

Nicolas Mirallié
Élève de 2018 à 2020

Plus qu’un ancien professeur, c’est un maître à vivre qui nous quitte aujourd’hui. Plus que des techniques orales, je retiens de votre enseignement, l’attention et la rigueur portées à soi-même, en tout endroit, à chaque instant. Vos conseils, vos remarques, vos engueulades, parfois, résonnent encore régulièrement dans ma tête. Je me surprends encore parfois à me dire que je me serai fait rabrouer pour telle ou telle action, parole ou absence. Plus que le théâtre, vous enseigniez un art de vivre. Merci pour ce don.

Pierre-Jacques Antiao
Élève en 2007

Je suis très ému et triste d’apprendre la disparition de M. Cochet, dont j’ai eu le privilège de suivre quelques cours dirigés par lui, et même une master class qu’il avait consacré aux élèves du soir. J’avais été particulièrement impressionné par son exigence, même vis-à-vis de non professionnels, ce qui était la marque de sa générosité dans le don de son savoir. Bien que je n’aie pas fait ce métier de comédien, suivre son cours a changé ma vie.

Thomas Puyhaubert
Élève de 2008 à 2011

Un merveilleux professeur amoureux des mots, de la littérature classique, des fables qu’il nous faisait apprendre, nous dirigeait avec toute sa passion, nous incitait à extirper nos sentiments au plus profond de nous pour donner le meilleur de nous-mêmes Grand metteur en scène. Il avait mis en scène « L’hôtel du libre échange » d’Edouard Bourdet . Quelques élèves du cours jouaient dans la pièce. Je suis allée voir cette pièce plusieurs fois au théâtre Edouard VII, invitant généreusement ses élèves. Je garderai de Jean-Laurent Cochet un tendre souvenir et ce sourire malicieux qui se reflétait dans ses yeux.

Claudine Gauffreteau
Élève en 1973

J’ai rencontré Jean-Laurent lors d’une dédicace de son livre « L’art et la technique du comédien » au salon du livre. je ne le connaissais ni de dents, ni de lèvres. Il me demande mon prénom  » Raoul », voila qu’aussitôt il me donne le poème de Guitry du même prénom. Nous échangeons quelques mots, il m’invite à son cours où il m’ouvre à la vie grâce à son enseignement et tout ce qui ne peut être palpable, je ne l’oublierai jamais.

Raul Fokoua
Élève de 2010 à 2015

Je n’oublierais jamais qu’un après-midi, alors que j’étais hospitalisée, un énorme bouquet est arrivé dans ma chambre… des lys de la part de Jean-Laurent Cochet, je suis pas sure qu’on soit nombreux à pouvoir s’en enorgueillir. C’est ce souvenir là que je veux garder parce que c’est un souvenir de grande joie et de reconnaissance. Bien sûr ses cours, son apprentissage, apprendre à apprendre tout ça je le garde mais on me l’avait décrit comme sans pitié, il était surtout juste et sensible (peut être un peu colérique cela dit)

Jeanne Tarride
Élève de 2000 à 2002

Jean-Laurent m’a révélée à moi-même, car il ne transmettait pas que l’art de jouer la comédie, mais l’art de vivre, avec dignité et don de soi. Il a marqué ma jeunesse et ma vie, il reste pour moi depuis toujours un maître, qui a fait don de lui-même en toutes choses à l’Art, tout comme La Callas, qu’il aimait tant. Rien de plus enflammé que cette flamme, qui maintenant repose en présence du grand mystère de Dieu qui l’interrogeait tant. Merci cher Jean-Laurent !!! Que votre éternité comble votre âme nichée à la source même de l’Amour infini.

Marie-Laurence Quenehen
Élève de 1994 à 1999

Une prière pour Jean-Laurent Cochet. J’ai été marqué comme beaucoup d’autre pas son enseignement, sa passion et son amour de la langue française. J’assistai et je l’écoutai le samedi matin au théâtre de la Pépinière avec beaucoup d’enthousiasme et d’admiration. J’ai été touché par sa foi et la croyance en Dieu qu’il manifestait parfois. Je pense qu’il est allé retrouver Dieu maintenant et que tout ce qu’il a transmis se trouve aujourd’hui ancré dans la mémoire et le cœur de tous ses élèves. Merci pour tout Monsieur Jean-Laurent Cochet.

Pauline Leclercq
Élève de 2007 à 2009

Il y a des rencontres qui marquent une vie. Je n’ai jamais oublié et n’oublierai jamais Jean-Laurent Cochet, son enseignement bien sûr, car gardien de la mémoire du théâtre ses cours étaient incroyablement enrichissants, mais aussi ses leçons de vie. Il était l’incarnation de la culture française: la connaissance, l’amour des grands auteurs, le sens de la répartie, drôle ou féroce, et la transmission comme flambeau pour avancer dans la nuit et nous aider à trouver notre chemin. Salut Maître.

Alexandre Triaca
Élève de 1999 à 2002

C’est avec une infinie tristesse que j’ai appris ce matin la disparition de mon professeur de théâtre Monsieur Jean-Laurent Cochet. Je me souviens de notre dernière entrevue chez lui, vendredi 11 octobre dernier, nous avions parlé de Baudelaire, de Chopin. Je lui avait redit ma reconnaissance et mon admiration pour tout ce qu’il m’avait apporté à moi et à tant d’autres connus ou moins connus. Il était « mon père de théâtre » comme j’aimais à lui dire. J’essayerai, toute ma vie d’artiste, d’être digne et de son enseignement et de lui rendre hommage.

Christophe Lavalle
Élève de 1985 à 1990

Un grand Monsieur nous quitte, au grand coeur, passionné, humaniste et généreux, quelle tristesse !!. Je l’avais vu à de nombreuses reprises lorsqu’il était venu à Rueil Malmaison et que Jacques Baumel, auprès duquel je travaillais, avait essayé de monter des projets avec lui pour soutenir son action passionnée pour le théâtre. Mais la ville n avait pas eu finalement la possibilité de réaliser, à long terme, ces beaux projets. Je garde un souvenir illuminé des rencontres avec lui et mesure la chance que j’ai eue de croiser son chemin… Prières et pensées.

Hélène de Rochefort

Monsieur Cochet, Un grand merci pour ce beau stage en 2011, et une premier trimestre où j’ai découvert ce que c’était de « dire » un texte. De le dire vraiment, honnêtement, avec le coeur mais sans essayer ceci ou cela. Juste de DIRE. Je me souviens combien cela m’a bouleversée (Ce n’est pas si simple finalement). Je garderai à la fois le regret de ne pas avoir persévéré à ce moment (réalisant le temps de travail nécessaire) et une admiration ainsi qu’une inspiration difficile à expliquer avec des mots. J’aime me souvenir de cette image de vous, un mélange de tendresse, d’exigence, de savoir, d’exactitude, de véracité, c’est troublant. Encore merci à vous (ainsi qu’aux enseignants du Cours Cochet-Delavène) pour ce beau partage. A bientôt de l’autre côté. Tristement, et avec beaucoup de gratitude.

Hélène Brassier
Élève en 2011

Je me souviens … de Mary Marquet, d’Odette Laure, de Madeleine Robinson, d’Hélène Perdrière, de Janine Crispin, toutes venues, à la demande de Jean-Laurent, pour être passeuses de leur art, dans cette petite salle sombre du théâtre Edouard VII. Et je me souviens… de Jean-Laurent, mon maître en théâtre, et en règles de vie et de travail, qui me donna tant… et suffisamment pour faire la route. Avec une telle générosité et une telle passion. Je l’avais revu en 2009 à la Pépinière. J’avais abandonné le métier depuis pas mal d’années, mais je ne l’avais pas oublié. Et nous convînmes alors, sur cette banquette du hall du théâtre, que ce qui comptait, dans la vie, c’était les rencontres. Jean-Laurent fut une merveilleuse rencontre. De celles qui vous nourrissent pour toute une vie.

Aline

Cher Jean Laurent, depuis votre départ est-ce que je pense plus à vous que les autres jours, je n’en suis pas si sûr !!! Il n’y a pas eu un jour sans que la vie m’ai rappelé à votre enseignement même si aujourd’hui cela est dénué de joies. Vous m’avez appris la valeur du verbe, celui qui élève l’âme, celui du discernement, celui de la pensée, celui de l’amour. Je vous dois tout cela et plus encore. Aujourd’hui je me dois de le partager avec ma fille d’abord au travers de la fable et de la valeur du mot. Mais aussi pour aller vers l’autre avec le verbe pour messager de mon amour. Adieu Jean Laurent et pour toujours. Parce que je vous aime…

Alain Uguen
Élève à partir de 1998

Jean-Laurent Cochet était un maître-passeur. Les professeurs qu’il a formés, nous transmettent aujourd’hui, avec une fidélité sans faille, le trésor inestimable de son enseignement. En le suivant, on ne lit plus de la même façon, on n’écoute plus de la même façon, on ne pense plus de la même façon. On ose aborder les grands textes qui étaient là, à portée de main, mais qui nous effrayaient. Demain et pour longtemps encore, grâce au Cours, de nombreux comédiens s’appuieront sur l’art et la technique de Jean-Laurent Cochet pour exercer un métier admirable et exigeant, comme il l’était lui même. Mais aujourd’hui, une note unique, une situation unique : la tristesse. Merci Jean-Laurent Cochet.

Gérard Maoui
Élève de 2016 à 2020

Jean-Laurent Cochet était un maître. Comme il y en a peu. Comme il n’y en a plus. « Maître » au sens littéral du terme, en ce qu’il maîtrisait son art et sa technique de manière totale, absolue, et qu’il savait non seulement les pratiquer avec génie, mais aussi les enseigner avec la plus grande exigence et la plus grande générosité à tous ceux qui ont eu l’immense privilège d’être de ses élèves. Il n’y aura jamais qu’un seul Jean-Laurent Cochet. Il s’est peut-être dissimulé derrière un pan du rideau, à cour ou à jardin, mais sa présence existe pour toujours, intacte et éclatante, au milieu de la scène. Nous ne l’oublierons pas. Nous lui devons tant. Merci Monsieur.

Caroline Fevrier
Élève de 2006 à 2010

En exil choisi dans ma Russie, j’ai senti Jean-Laurent murmurer à mon cœur et j’ai vu sur internet qu’il était mort, comme on dit, ce mois-ci. L’enseignement est un lieu de pratique, d’entrainement. Chacun a le sien, sachant que, pour tous, le but est le même : découvrir l’amour, en faire l’expérience, individuellement et collectivement. Lors de l’interview qu’il a donné lors de ses 80 ans, Jean-Laurent termine par un mot : « L’amour » et, au regard de sa vie, il semble qu’il en est enfin fait l’expérience comme en témoigne le cercle heureux de ses élèves reconnaissants. La scène est un lieu d’illusion où le mensonge n’est que le moyen d’atteindre cette vérité de l’amour. Bravo et merci à Jean-Laurent d’en être, à son tour, un vivant témoin.

Patrick Roulière
Élève de 1978 à 1986

Merci. Vous avez été un grand Monsieur. Et laissez une belle œuvre : vos rôles et vos mises en scène, votre cours et vos élèves, vos écrits, la mémoire de tous ceux qui ont pu vous rencontrer… Tout en témoigne. Vous avez été très très touchant. Un bon jardinier ! Reposez-en paix, dans ce nouveau rôle, dans cette pièce où tôt ou tard nous jouerons tous : « La pièce d’à-côté ! » où l’on vous sait désormais, en continuant de bien penser à vous, en répétant avant de quitter nous aussi les coulisses pour notre ultime représentation en pleine lumière. Nous nous efforçons de poursuivre votre dessein, en nous inscrivant dans le sillage que vous n’avez cessé de tracer avec votre passion. Vive le théâtre ! Bonnes retrouvailles avec Laurent

Jérôme Laboute
Élève de 2019 à 2020

Merci Jean Laurent Cochet, d’avoir vu en moi ce que personne ne voyait, merci pour le soutiens morale, les belles paroles, les histoires incroyables et les leçons, pas seulement de Théâtre, mais de vie et de savoir être. Maître votre départ m’attriste, je sais que d’ou vous êtes votre énergie accompagnera éternellement le monde du Théâtre auquel, tel un accoucheur, vous avez délivré tant de talents insoupçonnées. Vous aviez la force de croire dans ceux sur qui personne ne jette un regard, vous aviez une vision hors du commun, vous étiez un emblème. L’histoire du Théâtre, et je ressent un honneur immense, encore à ce jour, d’avoir pu croiser votre chemin. Le rideau tombe, mais l’émotion restera intacte. Bonne route Monsieur.

Léo Marinier
Élève en 2011

J’ai eu la chance ce croiser la route de Jean Laurent Cochet. même si je ne suis jamais devenu comédien, j’ai eu cette chance, de comprendre, d’approfondir, ce qu’était pour lui une certaine forme de théâtre, de beau théâtre. Le théâtre des grands auteurs et des grands comédiens de la Comédie Française, à savoir, les Charon, Hirsch, Descrières, Dhéran, Piat et bien d’autres. De part sa générosité, il nous a permis, de comprendre ce métier, de nous en donner les clés. Je n’ai jamais été comédien, mais grâce à Jean-Laurent Cochet, j’ai été, je pense, meilleur dans ma vie. Je pense aujourd’hui à cette fable de La Fontaine « les deux amis ». Merci beaucoup Monsieur.

Philippe Routier
Élève en 1984

C’était il y a quelques années à la Comédie Française. Je vois que Monsieur Cochet était dans la salle. Je n’hésite pas. Je vais le voir. Je me présente. J’ai été son élève il y a 30 ans. J’ai 50 ans. Il me tutoie. Il se souvient malgré le nombre de ses élèves. Je lui dit que ces 3 ans ont été la plus belle période de ma vie. Il me prend la main, plonge son regard noir dans le mien. Il me remercie : « Quelle bonheur de t’entendre. Quelle belle soirée ». Je lui dois beaucoup. C’était mon deuxième père. il m’a appris l’essentiel, à écouter et à parler. Et pourtant, c’est lui qui me remercie. On ne parle pas assez, malgré son caractère, de cette générosité là. Monsieur Cochet était le « père théâtre » et tous, comédiens et apprentis comédiens, étions et sommes restés ses enfants de cœur.

Claude Barreau
Élève de 1984 à 1986

Merci. Vous avez été un grand Monsieur. Et laissez une belle œuvre : vos rôles et vos mises en scène, votre cours et vos élèves, vos écrits, la mémoire de tous ceux qui ont pu vous rencontrer… Tout en témoigne. Vous avez été très très touchant. Un bon jardinier ! Reposez-en paix, dans ce nouveau rôle, dans cette pièce où tôt ou tard nous jouerons tous : « La pièce d’à-côté ! » où l’on vous sait désormais, en continuant de bien penser à vous, en répétant avant de quitter nous aussi les coulisses pour notre ultime représentation en pleine lumière. Nous nous efforçons de poursuivre votre dessein, en nous inscrivant dans le sillage que vous n’avez cessé de tracer avec votre passion. Vive le théâtre ! Bonnes retrouvailles avec Laurent

Jérôme Laboute
Élève de 2019 à 2020

Je suis à la fois choquée et très triste.. mes sincères condoléances à ses proches. M. Jean-Laurent Cochet nous a offert de grands enseignements à travers sa passion pour le théâtre et des moments d’éternité sur les planches.. il reste éternel par son œuvre immense et ses enseignements qu’il laisse à tous les futurs apprentis comédiens.. Il a rejoint Arletty et tous les autres grands comédiens partis vers d’autres Cieux… Il restera présent dans mon cœur et par l’esprit aussi.. Bien sûr je prierai pour vous M. Cochet. Je terminerai par ces quelques lignes tirés de votre livre « Faisons encore un rêve » : « Le jour où je m’en irai, je ne vous laisserai pas orphelins… je m’en irai mais je reviendrai vers vous; et la joie remplira vos cœurs.  » MERCI M. Jean-Laurent Cochet. Reposez en paix. 🙏❤️

Sylvie Perrot
Élève de 2011 à 2013 à Lattes

Jean-Laurent Cochet a fait du Théâtre sa vie. Une vie de passeur. Il a continûment semé le jeu, les mots, les textes. Celles et ceux qui l’ont écouté, entendu, qui l’ont vu jouer, à n’en pas douter garderont, parmi leurs souvenances passées, une science du texte, une science du jeu ; une science du Théâtre, associée à ce plaisir… ineffable… qu’il a eu de la faire vivre, de la partager, de la transmettre. Rendre hommage à Jean-Laurent Cochet, personnalité marquante et mémorable, c’est rendre hommage à une langue qui a fait un art séculaire. Rendre hommage à Jean-Laurent Cochet, c’est rendre hommage au Théâtre.

Olivier De Pizzol

Avec Jean-Laurent Cochet disparaissent son amour insatiable de la langue française, sa mémoire encyclopédique du répertoire théâtrale, sa familiarité avec les fables de La Fontaine, ses anecdotes savoureuses. Quel privilège d’avoir pu, fasciné, assister à ses cours public, « l’endroit le plus sensible de l’univers » comme il aimait à dire, à ces moments inoubliables de communion et de partage avec ses élèves. Ses connaissances, son exigence, sa sensibilité, sa ferveur suscitaient une profonde admiration. Après chacun de ses cours, nous, le public restions éblouis quelques heures, avant de reprendre pieds, portés comme nous l’avions été par son art et sa maîtrise, « vers des champs lumineux et sereins ». Puisse-t-il reposer au pays des poètes, de la musique et du Verbe.

Alexis Barthelay

Nous sommes le 7 avril 2020 et, depuis ce matin, je pleure. Je connaissais JEAN LAURENT COCHET depuis 1995. J’ai suivi son enseignement à travers tous ses masterclass pendant 10 ans. Oui, 10 ans. J’étais celui qui, au dernier rang, prenant des notes (que j’ai toujours), encore des notes, toujours des notes et, surtout, écoutait. Je conserve précieusement ses lettres, échanges et son riche enseignement, car LE COURS COCHET était, est et restera LE MEILLEUR, LE MEILLEUR! J’ai eu la chance de jouer devant le maître, d’aller chez lui rue Verniquet, de l’avoir souvent au téléphone, de parler avec lui régulièrement et je lui disais JE T AIME. Je pleure comme un enfant en écrivant ses lignes. Je souffr. J’ai mal. Que dire… ALEXANDRE MARTIN, comédien (et fidèle de Jean Laurent Cochet et de son cours).

Alexandre Martin
Élève de 2005 à 2015

On peut naître deux fois. Cela m est arrivé en croisant votre route mon cher Maître et j’avais pourtant déjà un âge avancé. Vous m’avez offert, par votre enseignement la joie, la vie, l’amour absolu. Vous avez touché mon âme par votre grâce. Vous m’accompagnerez dans ce monde jusqu’à mon dernier souffle et j’espère bien vous retrouver dans l’autre où vous avez dû retrouver tous ces auteurs que vous aimiez tant et serviez avec tant de fidélité et parmi eux Georges Duhamel car « vous ne viviez pas seule lent dans les limites de votre peau vous remplissiez à vous seul presque tout l’univers vous participiez glorieusement de l’infini ». Merci de tout mon cœur.

Catherine

Jean-Laurent Cochet est parti cette nuit. Il serait faux de dire « s’est éteint ». Non, Jean-Laurent Cochet est parti briller ailleurs. Où ça ? Nul d’entre nous le sait. Il reste dans mon coeur l’écho de ses saillies, de ses mots, de son regard acéré, joueur et amusé. Il pouvait être odieux, le dire est aussi un hommage, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Empereur, il l’était, à sa façon. Empereur du verbe qu’il portait haut, arpenteur inlassable des mots, explorateur invétéré de l’âme humaine. Il avait parfois l’excès qu’ont les génies, et je me souviens de lui disant qu’il fallait être exigeant avec les gens qu’on aime… C’est sans doute ça que je garde de lui, que je portais en moi et qu’il me révéla dans l’effervescence du travail et la joie : l’exigence et l’amour. Merci Jean-Laurent Cochet, votre rêve avait raison !

Emmanuel Bloch
Élève de 2009 à 2011

Je n’ai pas connu personnellement Jean Laurent mais la nouvelle de son décès m’attriste, ayant été élève de Pierre Delavène qui avait beaucoup d’admiration pour lui. J’ai aussi un lien particulier avec ce grand Monsieur, puisque mon grand oncle Claude Giraud était son ami proche et partenaire de scène et pendant des années, à la Comédie Française et après, lors de leurs années au théâtre Hébertot. Sa fille Marianne Giraud l’a aussi très bien connu. La famille est endeuillée aujourd’hui, nos pensées vont au Cours, à toute la Comédie Française, et à ses proches. Le théâtre français a perdu un Maître, honorons sa mémoire !

Domitille De Bazelaire
Élève de 2016 à 2017

Cher Maître, Il m’aura fallu du temps pour comprendre la simplicité d’un mot, du geste, d’une parole. Je ne peux que vous remercier pour la patience dont vous avez fait preuve et pour l’exigence avec laquelle vous m’avez appris à recommencer inlassablement le même effort pour essayer de parfaire un rôle, une scène, un texte. C’est avec un peu de temps que je prends conscience de la place que vous avez pris dans ma vie. Il est écrit qu’il faut que le grain meurt pour qu’il puisse donner du fruit. Aujourd’hui je sais et je me rends compte du nombre de graines que vous avez semé. Merci pour votre ouvrage et dans l’espoir de pouvoir contempler encore longtemps le fruit de votre travail. Au revoir.

Benoît Adet
Élève de 2006 à 2011

Le cours de Jean-Laurent Cochet à été pour moi la toute première école de théâtre d’art dramatique que j’ai côtoyée à Paris. La première fois que je l’ai vu j’avais quatorze ans lors d’un stage et je n’oublierai jamais lorsque que ce grand monsieur m’a dit : « Bonjour ma petite fille »  et bien au fond de moi je m’étais dit que c’était mon maître à moi. Dans un des ouvrages il était écrit que c’était le Pape du théâtre français. Et en plus d’avoir eu ce grand et cher monsieur comme transmetteur, j’ai eu la chance d’être née le même jour que lui : le 28 janvier et il m’avait fait l’honneur de me dire qu’on était jumeaux. Rien pour cela je n’oublierai jamais ce grand homme.

Marie-Amélie Rémond
Élève en 2014
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