L’Histoire du Cours

Né en 1935, Jean-Laurent Cochet a été formé par les grands professeurs de théâtre du XXème siècle, Béatrix Dussane, Maurice Escande, Madame Simone, René Simon, Henri Rollan et Jean Meyer. Il fut pensionnaire de la Comédie-Française de 1959 à 1963.

Depuis 1963, il a signé plus de 150 mises en scène de théâtre, et joué plus de 300 rôles. Il a mis en scène Jacques Charon, Jean Le Poulain, Madeleine Robinson, Suzy Delair, Danielle Darrieux, Françoise Seigner et Louis Seigner, Jacques Dufilho, Claude Piéplu, Thierry Le Luron, Henri Tisot, Jeanne Moreau, Darry Cowl, Claude Brasseur, Bernard Dhéran, Louis Velle, Jacques Sereys, Claude Giraud, Rosy Varte, Jean-Pierre Bacri, Michèle Morgan…

En 1966, il ouvre un cours d’Art Dramatique : le Cours Cochet. Dès les premières promotions sortent des comédiens qui deviendront rapidement les vedettes du théâtre et du cinéma. Gérard Depardieu, Richard Berry, Isabelle Huppert, Daniel Auteuil, Carole Bouquet, Fabrice Luchini, etc.

En 2003, Jean-Laurent Cochet nomme Pierre Delavène professeur puis il lui confie la Direction du Cours en 2006.
De nouvelles classes sont créées (matin, soir, samedi, régions, etc.) avec des professeurs formés par Jean-Laurent Cochet.
Ensemble, en 2013, ils renomment l’école de théâtre qui s’appelle désormais le Cours Cochet-Delavène.

Depuis plus de 50 ans, le Cours fait partie des plus grandes écoles françaises de formation de comédien et continue à s’inscrire dans la tradition et la modernité.

A propos de Jean-Laurent Cochet :

Dieu a besoin des hommes. Molière, Racine, et les autres ont bien de la chance d’être servis avec tant de fidélité, d’enthousiasme et d’intelligence par Jean-Laurent Cochet, qui est leur délégué parmi nous.

Jean d’Ormesson, de l’Académie Française

Jean-Laurent Cochet est sans conteste l’homme de théâtre français le plus rare, le plus fidèle et le plus complet de notre temps. Comédien, metteur en scène, professeur, il commence, dès l’âge de onze ans, une carrière multiforme qui fait de lui le Maître le plus érudit de notre répertoire dramatique et lyrique. Il est la mémoire théâtrale de ces quarante dernières années, et il réussit ce miracle d’en transmettre à lui seul l’essentiel.

Pierre Gaxotte, de l’Académie Française

A propos de Pierre Delavène :

Est entré dans ma vie [en 2000] quelqu’un qui allait devenir très important et qui a été le détonateur de toute la suite de mon travail et de ma carrière.
Il s’appelle Pierre Delavène. Doté d’une grande discipline, d’une grande rigueur. Que cela soit d’un point de vue théorique ou pratique, au fur et à mesure qu’il travaillait, en tant que jeune comédien, il comprenait chaque jour un peu mieux ce que sont “l’Art et la technique de l’éloquence sensible”, notre métier.Et rien n’augmente tant le talent d’un interprète que lorsqu’il enseigne. Très vite, je lui ai confié le poste de directeur du Cours Cochet.
Il a une intelligence très déliée, beaucoup de pertinence. Il est également très fin psychologue et possède une grande autorité. Avec beaucoup d’humour, de bienveillance et d’élégance.
Il est passé progressivement des personnages de jeunes premiers à des rôles plus puissants. Il a été remarquable dans le rôle du conseiller diabolique de La Reine morte. Et, avec celui du meneur de jeu, dans Oscar, il a atteint l’emploi si rare en France qui était l’apanage en Amérique de Cary Grant.

J’ai pour lui une grande admiration et une profonde amitié.
Il détient toutes les clés, toutes les compréhensions de ce qu’est ma volonté artistique. Il est complètement mon double dans ce domaine.
Le cours a pris une dimension beaucoup plus large sous son administration. Pour moi, il s’agit d’ores et déjà du “Cours Cochet-Delavène”.

Un jour, je ne ferai plus qu’associer mon nom à la façon qu’on aura de dispenser mon enseignement. Et c’est lui qui prendra le relais.